Le Haut Représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell, a estimé, jeudi 21 novembre, que les mandats d’arrêt émis plus tôt dans la journée par la Cour pénale internationale contre le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, l'ex-ministre israélien de la Défense, Yoav Gallant, et le chef militaire du Hamas, Mohammed Deif, pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité, devaient être « respectés et appliqués ».
« Ce n'est pas une décision politique. C'est une décision d'une cour de justice internationale. Et la décision de la cour doit être respectée et mise en œuvre », a-t-il expliqué lors d’une conférence de presse à Amman avec le ministre des Affaires étrangères jordanien, Ayman Safari. M. Borrell a expliqué prendre note de la décision, qui est « contraignante » envers les 124 pays membres de la CPI, y compris les États membres de l’UE, qui doivent l’appliquer.
M. Borrell, tout en précisant n’avoir plus les mots pour décrire la situation « apocalyptique » à Gaza, ne les a pourtant pas mâchés. « Les hôpitaux se sont transformés en champ de bataille (…), partout il y a une ligne de front, aucun endroit n’est sûr », a-t-il décrit.
Selon M. Borrell, lundi prochain, les opérations humanitaires pourraient s’arrêter à Gaza, car il n’y a plus de nourriture ni de carburant. Et d’ajouter que depuis début novembre, les autorités israéliennes avaient facilité seulement 40% des missions humanitaires demandées.
« Il n’y a plus de société, mais des individus qui se battent pour survivre un jour de plus avant d’être tués par une bombe », a-t-il dénoncé. (Camille-Cerise Gessant)