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Bulletin Quotidien Europe N° 13529
Sommaire Publication complète Par article 16 / 26
DROITS FONDAMENTAUX - SOCIÉTÉ / ÉgalitÉ de genre

L’Institut européen pour l'égalité entre les hommes et les femmes renforce sa méthodologie pour analyser la représentation aux postes de décision

L’institut européen pour l'égalité entre les hommes et les femmes (EIGE) a publié, mercredi 20 novembre, une mise à jour de son rapport méthodologique sur les données relatives aux femmes et aux hommes dans les postes de décision. Cet outil, central dans la base de données 'Women and Men in Decision-Making' (WMID) - auparavant gérée par la Commission européenne -, fournit une analyse détaillée et harmonisée selon des critères méthodologiques communs, de la répartition des genres dans les sphères politiques, économiques, judiciaires et sociales à travers 38 pays européens, dont les 27 États membres de l’UE.

Le rapport sert de référence pour évaluer les progrès réalisés dans le cadre de la stratégie européenne pour l’égalité des sexes 2020-2025 et des Objectifs de développement durable des Nations Unies (ODD 5).

Il couvre des domaines variés, tels que les parlements, les gouvernements, les grandes entreprises, les ONG ou encore les médias.

L’objectif est de fournir des données fiables, comparables entre pays et actualisées régulièrement, permettant ainsi de mesurer les écarts et de guider les politiques publiques.

Selon les dernières analyses, les femmes occupent en moyenne 33% des sièges dans les parlements nationaux et 25% des postes ministériels dans les gouvernements de l’UE.

Dans les grandes entreprises cotées, elles représentent 22% des membres des conseils d’administration, un chiffre bien en deçà de la cible européenne de 40% à atteindre d’ici 2026.

À l’opposé, le secteur judiciaire fait figure d’exception, avec près de 45% des postes de juge occupés par des femmes.

Le rapport relève en outre des disparités géographiques importantes : si les pays nordiques affichent des taux de représentation féminine supérieurs à 40% dans de nombreux domaines, d’autres États, notamment d’Europe centrale et orientale, peinent à dépasser les 20%.

Cette mise à jour méthodologique intègre des améliorations dans la collecte et le traitement des données, notamment pour mieux refléter les réalités locales et internationales.

L’EIGE appelle à une standardisation des pratiques entre pays et de la transparence des organisations, notamment dans des secteurs encore sous-documentés comme les ONG ou les institutions locales. 

Lire le rapport (en anglais) : https://aeur.eu/f/efa (Nithya Paquiry)

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