Après leurs dirigeants, les ministres européens du Commerce des Vingt-sept se sont penchés sur l’avenir des relations transatlantiques, jeudi 21 novembre à Bruxelles. Tous s’accordent sur le fait que l’Union européenne doit adopter une approche constructive avec la future administration américaine. Une guerre commerciale est la dernière chose dont l’Europe a besoin. Celle-ci doit, de plus, se montrer unie face aux éventuels défis que peut poser la seconde présidence de Donald Trump qui débutera en janvier prochain.
Si les États-Unis imposen des barrières douanières supplémentaires sur les exportations européennes, l’UE devra réagir avec détermination, ont indiqué plusieurs pays membres, lors de leur réunion du 21 novembre.
Pour l’heure, il s’agit d’amorcer une dynamique positive avec Washington. Cela peut passer par une prochaine réunion du Conseil sur le commerce et les technologies (TTC) au premier semestre 2025, ont indiqué deux sources européennes. Ces derniers mois, l’UE a envoyé des signaux clairs en faveur d’une continuation du TTC, bien que sur un modèle différent.
Plusieurs États membres estiment qu'un sujet est particulièrement évident dans le contexte géopolitique actuel : la conduite à tenir vis-à-vis de la Chine.
« La Chine sera le sujet que l’on doit tous traiter [...] Nous devons continuer sur la voie de la sécurité économique et essayer de ne pas être dépendants en produits critiques [...] Je pense que la nouvelle administration Trump voudra aussi aller dans cette direction », a expliqué le vice-ministre des Affaires étrangères lituanien, Simonas Šatūnas.
Ses homologues autrichien et polonais ont également jugé qu’un dialogue sur la Chine avec les États-Unis était nécessaire.
Enfin, dans la lignée des discussions tenues en marge du sommet européen informel de Budapest début novembre (EUROPE 13520/7), les Européens veulent continuer d’assumer un rôle de poids sur la scène internationale. « Nous pensons qu’en Europe, nous avons besoin d’une nouvelle stratégie afin de nous assurer que, entre les États-Unis, la Chine et l’Europe, l’Europe n’arrive pas en dernier », a déclaré le ministre des Affaires étrangères hongrois, Péter Szijjártó. (Léa Marchal)