Les eurodéputés sont revenus sur la COP16 sur la biodiversité lors d'un débat en session plénière, lundi 25 novembre.
Le vice-président de la Commission européenne, Margaritis Schinás, a salué les avancées obtenues à Cali, en Colombie, dont l'adoption par 44 parties présentes de stratégies nationales de biodiversité révisées. Se félicitant également de la création du Fonds de Cali (EUROPE 13517/15), qui doit permettre de financer équitablement les projets de biodiversité, et de l'inclusion à venir des communautés autochtones dans les décisions, M. Schinás a regretté l'absence d'accord sur le financement.
Le départ de nombreuses parties en fin de COP avait empêché un dernier vote. L'UE s'attend désormais à une reprise de la COP « au début de l'année prochaine ».
Sur les financements. « Nous, socialistes, ne nous soucions pas de savoir comment, que ce soit dans un nouveau fonds ou dans le Fonds pour l'environnement mondial, mais les ressources nécessaires doivent être mobilisées », a déclaré César Luena (S&D, espagnol), qui a dirigé la délégation du Parlement européen à Cali.
Les grandes économies, les économies émergentes, dont les grands pollueurs, « comme l'Inde », et « ceux qui n'en font pas encore partie, comme les États-Unis » doivent être impliqués, selon Sérgio Humberto (PPE, Portugal).
L'UE doit montrer l'exemple. Les rapporteurs des Verts/ALE, de Renew Europe et de La Gauche se sont montrés plus critiques. Au nom des Verts/ALE, l'eurodéputée allemande Jutta Paulus n'a noté « aucun progrès notable » réalisé lors de la COP16.
Michal Wiezik (Renew Europe, croate) en a profité pour rappeler les atermoiements de l'UE sur les règlements sur la restauration de la nature et sur la déforestation importée, « à une époque où nous connaissons un déclin de 73% des populations d'espèces sauvages ». (Florent Servia)