login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 13532
Sommaire Publication complète Par article 24 / 33
ACTION EXTÉRIEURE / Mercosur

La Pologne n'acceptera pas l'accord UE/Mercosur en l'état, déclare Donald Tusk

Le Premier ministre polonais, Donald Tusk, a rejoint officiellement le camp des opposants à l'accord commercial UE/Mercosur, mardi 26 novembre. « La Pologne n'acceptera pas l'accord de libre-échange avec les pays d'Amérique du Sud, c'est-à-dire le bloc Mercosur, sous cette forme », a-t-il affirmé devant la presse. Le même jour, son gouvernement a adopté une résolution s'opposant à la version actuelle de l'accord. En cause, notamment, l'inquiétude des agriculteurs polonais.

De leur côté, les députés de l’Assemblée nationale en France se sont affichés unis contre la signature de l'accord, lors d'un débat le même jour sur la même question. Ils ont également adopté une résolution dans ce sens à une large majorité, à la suite de leurs échanges.

Le texte demande au gouvernement, d’une part, de signifier à la Commission européenne son opposition à l'accord et, d’autre part, de demander à faire ratifier le traité sous sa forme mixte, donc à l’unanimité des États membres et des parlements nationaux.

L’Assemblée nationale veut ainsi éviter que la partie commerciale de l’accord soit dissociée du reste pour la faire ratifier à la majorité qualifiée des Vingt-sept et sans l’aval des parlements nationaux.

Le gouvernement français s'est voulu rassurant auprès des élus : il s'opposera « pleinement, résolument » à l'accord avec le Mercosur « tel que la Commission (européenne) l'envisageait », a réaffirmé la ministre française de l'Agriculture, Annie Genevard.

Huit organisations appellent à la réciprocité des normes dans l’accord. Par ailleurs, huit associations ont appelé, dans un communiqué mardi 26 novembre, à intégrer la réciprocité des normes dans l’accord UE/Mercosur, qui devrait être une pierre angulaire de tout accord, selon elles. Sans cela, la viabilité de la production agricole européenne est à risque, estiment les organisations qui regroupent entre autres le Copa-Cogeca, les représentants des secteurs du poulet, du sucre, du maïs ou encore de la betterave. (Léa Marchal)

Sommaire

INSTITUTIONNEL
PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
ÉDUCATION - JEUNESSE - CULTURE - SPORT
POLITIQUES SECTORIELLES
ACTION EXTÉRIEURE
BRÈVES