Plusieurs ONG ont lancé, lundi 25 novembre, un appel aux ministres européens de la Pêche afin qu’ils agissent pour sauver les stocks de merlu en Méditerranée.
Autre requête, en vue du Conseil Pêche des 9 et 10 décembre : faire en sorte que les ministres fixent les totaux admissibles de captures (TAC) et quotas 2025 non seulement conformément aux avis scientifiques actuellement disponibles, mais encore « bien en deçà de ceux-ci » (EUROPE 13519/25).
Selon Oceana, les avis scientifiques actuellement utilisés ne sont conçus ni pour préserver la santé de l'écosystème au sens large (nourriture pour les autres espèces marines) ni pour reconstituer les stocks au-delà des niveaux durables.
Remi Cossetti, de Seas At Risk, a demandé que l’UE soutienne un modèle d’entreprises ayant un faible impact sur l’environnement.
Sur la pêche en Méditerranée, Giulia Guadagnoli, d’Oceana, a appelé la France, l'Italie et l'Espagne (des pays qui souhaitent un gel de l'effort de pêche en 2025 - EUROPE 13526/8) à adopter des mesures d'urgence pour sauver le merlu. Elle a prôné aussi une réduction de 50% au moins des jours en mer des navires et l’adoption de mesures techniques (engins de pêche, zones interdites à la pêche).
Goncalo Carvalho, de Sciaena, a défendu la protection des espèces d’eau profonde et de leur écosystème (monts sous-marins).
Arthur Meeus, de ClientEarth, a rappelé les procédures devant la Cour de justice de l’UE. « Mettre fin à la surpêche et protéger les espèces marines est essentiel non seulement pour la santé de nos océans, mais aussi pour les pêcheurs et les consommateurs », a-t-il conclu. (Lionel Changeur)