Le commissaire européen à l'Aide humanitaire et à la Réaction aux crises, Janez Lenarčič, a rappelé aux États membres de l’Union européenne, jeudi 21 novembre, sur X, qu’ils s’étaient engagés, via des conclusions adoptées en juin 2023 sur la Cour pénale internationale (CPI), à respecter les décisions de celle-ci.
« Il est important aujourd'hui de rappeler les conclusions du Conseil de l'UE du 26 juin 2023 sur la Cour pénale internationale, déclarant entre autres : ‘Le Conseil appelle tous les États à assurer une coopération totale avec la Cour, y compris par l'exécution rapide des mandats d'arrêt en suspens’ », a-t-il rappelé.
Les décisions de la CPI sont contraignantes pour les États parties, y compris tous les États membres de l’UE.
Voir les conclusions du Conseil de l'UE : https://aeur.eu/f/ege
Malgré ces engagements et obligations, le Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, a invité son homologue israélien, Benjamin Netanyahou, visé par un mandat d'arrêt, à venir en Hongrie.
« Nous n'avons pas d'autre choix que de nous opposer à cette décision » de la CPI, a-t-il expliqué à la radio, la qualifiant d’« outrageusement éhontée et cynique ». « Je vais convier (M. Netanyahou) à venir en Hongrie, où je peux lui garantir que le jugement de la CPI n'aura pas d'effet », a annoncé M. Orbán, dont le pays assume actuellement la présidence du Conseil de l’UE.
Le Premier ministre a écrit à son holomogue israélien « pour l'encourager et le soutenir, ainsi que l'État d'Israël, et pour l'inviter à effectuer une visite diplomatique en Hongrie », selon les bureaux du Premier ministre israélien. (Camille-Cerise Gessant)