Le centre de réflexion Bruegel est revenu, jeudi 14 novembre, sur les raisons pour lesquelles le règlement sur la déforestation importée a rencontré une opposition forte.
Le report d’un an de l’entrée en application de la législation va être discuté en trilogue, après l’adoption par le Parlement d’une position différente de la Commission et du Conseil de l’UE, jeudi 14 novembre (EUROPE 13524/1). Les eurodéputés ont ajouté une catégorie de pays ‘sans risque’, sous l'impulsion de la droite conservatrice et de l’extrême droite.
Par sa note, Bruegel souligne ce qui pourrait dans le cadre de futures législations.
Le centre de réflexion a estimé, comme les principaux détracteurs du texte ces derniers mois, que la Commission a publié ses orientations trop tardivement. L'ancien commissaire européen à l'Environnement devenu eurodéputé, Virginijus Sinkevičius, a martelé que les parties prenantes avaient bénéficié « d'une période d'au moins quatre ans » pour se préparer, dont deux « entre l'adoption finale et la mise en œuvre » (EUROPE 13482/13).
L’UE devrait aussi adapter ses lignes directrices par secteurs, selon Bruegel, les sept secteurs principaux concernés (bétail, cacao, café, huile de palme, caoutchouc, soja et bois) variant « considérablement en termes de complexité de la chaîne d’approvisionnement ». Par ailleurs, il faudrait reconnaître les systèmes de certification déjà établis dans certains pays, comme l'a demandé le Brésil (EUROPE 13492/1).
Plus radical, Bruegel a estimé que l'incitation valait mieux que l'interdiction, en privilégiant une « fixation du prix des produits en fonction de leur impact sur l'environnement » à l'interdiction de produits issus de la déforestation dans l'UE.
Voir la note d'information : https://aeur.eu/f/ee6 (Florent Servia)