Les dirigeants des États membres du G20 se sont engagés à coopérer en faveur d’une imposition effective des personnes très fortunées, lundi 18 novembre, lors du sommet du G20 à Rio de Janeiro, au Brésil.
« La fiscalité progressive est l'un des principaux outils permettant de réduire les inégalités nationales, de renforcer la viabilité des finances publiques, de favoriser l'assainissement budgétaire, de promouvoir une croissance forte, durable, équilibrée et inclusive et de faciliter la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement », ont-ils souligné dans leur déclaration.
« Dans le plein respect de la souveraineté fiscale », cette coopération pourrait consister à « échanger les meilleures pratiques, à encourager les débats sur les principes fiscaux et à concevoir des mécanismes de lutte contre l'évasion fiscale, notamment en s'attaquant aux pratiques fiscales potentiellement dommageables ». Ils encouragent le Cadre inclusif OCDE/G20 contre l’érosion fiscale (BEPS) à envisager de travailler sur ces questions dans le contexte de politiques fiscales progressives efficaces.
Gabriel Zucman, économiste et directeur de l'Observatoire fiscal de l'UE qui a produit un rapport à la demande de la Présidence brésilienne du G20 sur la taxation des grandes fortunes (EUROPE 13440/19, 13463/5), a salué une « décision historique ». « Il est temps de passer de la parole aux actes et de lancer une négociation internationale inclusive, s'étendant au-delà des pays du G20, sur la réforme de l'imposition des super-riches », a-t-il commenté.
Lire la déclaration du G20 (en anglais) : https://aeur.eu/f/ee7 (Anne Damiani)