« La plupart des gouvernements européens n’ont pas respecté la date butoir pour transposer la directive sur le salaire minimum en droit national. Certains d’entre eux vont même jusqu’à œuvrer activement contre les objectifs de la directive », s’est inquiétée, lundi 18 novembre, la Confédération européenne des syndicats (CES).
« Plus de 20 millions de personnes devraient bénéficier d’une augmentation salariale, si la directive était correctement mise en œuvre, avec des salaires minimums qui tiennent compte du coût de la vie et davantage de travailleurs couverts par des salaires négociés collectivement ».
Selon la CES, la plupart des pays de l’UE n’ont pas respecté la date butoir du 15 novembre pour la transposition de la directive adoptée en 2022 (EUROPE 13035/27). L’organisation cite notamment les Pays-Bas, « où la législation proposée par le gouvernement pour la mise en œuvre de la directive ne répond pas aux exigences qui en découlent », ou la France, où le gouvernement français « estime que le droit français répond déjà aux objectifs de la directive ».
La CES cite encore les retards ou difficultés de mise en œuvre en Pologne, au Luxembourg, en République tchèque ou en Lettonie.
Lien vers le communiqué : https://aeur.eu/f/edn (Solenn Paulic)