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Bulletin Quotidien Europe N° 13527
Invasion Russe de l'Ukraine / Ukraine

Au millième jour de l'agression militaire russe, les eurodéputés réitèrent leur volonté de soutenir l'Ukraine « aussi longtemps que nécessaire »

Au millième jour de l'invasion russe de l'Ukraine, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a reçu l'ovation du Parlement européen, mardi 19 novembre, pour son courage et celui de son peuple, qui, de l'avis des principales forces politiques du PE, combat pour défendre sa souveraineté, le droit international et les valeurs européennes.

Intervenant par visioconférence, M. Zelensky a pressé les eurodéputés de ne pas oublier ce que l'UE peut accomplir lorsqu'elle reste unie. Il les a exhortés à transformer les paroles en actes en empêchant la 'flotte fantôme' russe de continuer à exporter du pétrole et en confisquant les avoirs russes immobilisés dans l'UE.

Le président ukrainien a aussi espéré que 2025 sera « l'année de la paix ».

Lors des prises de parole, la présidente du PE, Roberta Metsola, de même que la plupart des chefs des groupes politiques - à part le groupe d'extrême droite 'Patriotes pour l'Europe' -, ont réitéré la promesse de l'UE de continuer à « se tenir aux côtés de l'Ukraine aussi longtemps que nécessaire », quelle que soit l'évolution de la politique américaine avec le retour au pouvoir de Donald Trump. La paix, la liberté, un ordre multilatéral basé sur des règles, c'est ce qui est en jeu dans cette guerre, a souligné Mme Metsola. Et de souligner que toute négociation de paix qui concernera l'Ukraine devra forcément inclure l'Ukraine.

Pour que l'armée ukrainienne vainque sur le champ de bataille, Manfred Weber (PPE, allemand) et Valérie Hayer (Renew Europe, française) ont préconisé la possibilité pour Kiev d'utiliser les armes livrées par les Occidentaux aussi sur le territoire russe. Il faut apporter à l'Ukraine « tout ce dont elle a besoin », a estimé Iratxe García Pérez (S&D, espagnol). Quant à Terry Reintke (Verts/ALE, allemande), elle a considéré que l'élection de Donald Trump doit agir en électrochoc pour convaincre les Européens de renforcer leur soutien militaire à l'Ukraine, de lui octroyer « des garanties de sécurité » sur le continent et d'en finir avec la dépendance à l'égard des énergies fossiles russes.

« Certains dans ce Parlement se prétendent pacifistes. Disons les choses clairement : ils sont les alliés de Vladimir Poutine. Ce qu'ils prônent sous couvert de la paix, ce n'est rien d'autre que la loi du plus fort », a critiqué Mme Hayer, en référence sans doute à la 'mission pour la paix' lancée en juillet par le Premier ministre hongrois, Viktor Orbán.

Une représentante au PE du parti Fidesz de M. Orbán, la Hongroise Kinga Gál (PfE), a considéré que l'agression militaire russe constitue « une violation du droit international » et de la souveraineté de l'Ukraine. Opposée à « toute mesure allant vers l'escalade » du conflit, elle s'est prononcée pour le démarrage de négociations en vue d'un cessez-le-feu dès que possible.

Avec l'élection de Donald Trump, nous avons « plus de chances d'y parvenir », a-t-elle estimé. (Mathieu Bion)

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