Lors sa dernière intervention devant l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe en tant que Secrétaire générale, Marija Pejčinović Burić, est revenue, lundi 24 juin à Strasbourg, sur les bouleversements qui ont marqué son mandat de cinq ans. Elle s’est dite certaine que son successeur devra faire face à « de nouveaux défis », dans une Europe où l’on assiste à un « recul démocratique ».
Mme Pejčinović Burić a rappelé la lutte contre la pandémie de Covid-19 en 2020 et insisté sur le « front uni » affiché par les États membres du Conseil de l’Europe lors du déclenchement de la guerre de la Russie contre l’Ukraine en 2022.
La Russie avait alors été exclue et le Conseil de l’Europe s’était résolument engagé aux côtés de l’Ukraine (EUROPE 12912/4).
Lors du Sommet de Reykjavik (EUROPE13184/2), en mai 2023, il a été décidé de créer un 'Registre des dommages de la guerre', aujourd’hui opérationnel, préalable à un processus d’indemnisation et à la mise en place d’un tribunal pour crime d’agression.
Parallèlement, le Conseil de l’Europe a ouvert à la signature la première Convention-cadre sur l'Intelligence artificielle et les droits humains et travaillé sur de nouveaux outils de protection de l’environnement.
Migrations et défense des femmes et des minorités sont restées à l’agenda du Conseil de l’Europe malgré « la montée de groupes anti-droits effrayants », a dit Mme Pejčinović Burić.
Son successeur sera élu mardi 25 juin.
Trois candidats sont en lice : le socialiste suisse Alain Berset, le social-démocrate estonien Indrek Saar et le libéral belge Didier Reynders, commissaire européen à la Justice sortant.
Tous ont leur chance. (Véronique Leblanc)