Les ministres de l'Agriculture des pays de l'UE ne sont pas parvenus, lundi 24 juin à Luxembourg, à approuver de manière unanime des conclusions sur l'avenir de l'agriculture de l'UE.
Dès lors, comme la Roumanie n'a pas souhaité soutenir le texte, celui-ci devient des conclusions de la Présidence belge du Conseil de l'UE.
La Roumanie n'est pas satisfaite des éléments du texte concernant le mécanisme de 'convergence externe', qui vise à ajuster progressivement les aides au revenu par hectare dans chaque pays de l'UE - soit à la hausse, soit à la baisse - afin de les rapprocher de la moyenne de l'UE.
Les conclusions s'articulent autour de plusieurs axes : un secteur agricole européen fort et compétitif, la nécessité d'une simplification pour réduire la charge administrative, le soutien aux jeunes ou encore la résilience au changement climatique.
Cadre de crise. Par ailleurs, lors du Conseil, la Bulgarie, la Roumanie et la Pologne ont insisté à nouveau sur la nécessité de modifier le cadre de crise par les mesures suivantes (https://aeur.eu/f/csq ) : - l’élimination de la limite individuelle pour entreprise de production agricole primaire (280 000 euros) ; - une augmentation de cette limite à 560 000 euros. Conformément au cadre de crise, la limite individuelle d'une entreprise de production agricole primaire pour la période d'application du cadre de crise s'élève à 280 000 euros. Cette requête a été soutenue par Chypre, la Slovaquie et la Croatie, mais a été critiquée par l'Irlande.
La Croatie a évoqué les effets de catastrophes naturelles (pluies abondantes) sur le secteur agricole et a réclamé, tout comme la Slovénie, une nouvelle intervention dans le plan stratégique de la politique agricole commune (PAC) en tant que mécanisme de soutien financier 'ad hoc' en cas de crise, y compris les dommages dus à des conditions météorologiques extrêmement défavorables. L'Espagne a également prôné un fonds spécial en cas de crise et l'Italie a réclamé de rendre plus efficaces les outils de gestion en cas de crise. La Pologne a indiqué qu'elle demanderait aussi à la Commission des aides pour les agriculteurs du pays touchés par des catastrophes naturelles.
Enfin, la Bulgarie a réclamé des mesures visant à prévenir la perte de fonds et à réduire la charge administrative dans la gestion des crédits du Fonds européen agricole pour le développement rural (FEADER)
Voir le texte de conclusions: https://aeur.eu/f/css (Lionel Changeur)