Lors du Conseil 'Agriculture et Pêche' de lundi 24 juin à Luxembourg, la délégation lituanienne, soutenue par plusieurs pays (autres pays baltes et Suède), a dénoncé les actions de la Russie en matière de pêche qui affectent les stocks de hareng, de cabillaud et de sprat, et a demandé l'imposition de restrictions sur les importations russes de poissons.
« Nous sommes très préoccupés par le fait que les poissons capturés dans la mer Baltique, y compris le cabillaud, originaires de Russie, puissent entrer sur le marché unique de l'UE », selon ces pays. Ces pays demandent d’imposer à la Russie une interdiction de vendre ses produits de la pêche sur le marché unique de l’UE (EUROPE 13436/14).
Virginijus Sinkevičius, le commissaire européen à la Pêche, a reconnu que la Russie ne respectait pas les règles, ce qui a un effet sur les stocks de cabillaud oriental. Il a encouragé les pays de l’UE à adopter des mesures nationales d’interdiction comme les Pays-Bas l’ont fait (interdiction des navires russes). Il a demandé aussi aux ministres leur avis sur de possibles sanctions commerciales au niveau de l’UE contre les produits de la pêche originaires de Russie.
La France a estimé que les produits russes qui ne sont pas issus de la pêche durable devaient être interdits dans l’UE. L’Allemagne a souhaité une évaluation des effets des mesures restrictives et des sanctions contre la Russie au sujet des produits de la pêche.
Selon la Pologne, des restrictions supplémentaires frappant les importations devraient être envisagées de manière prudente, après consultation des pêcheurs. (Lionel Changeur et Paul Charles (stagiaire))