Malgré maintes discussions ces dernières années, l'Algérie impose toujours des restrictions sur certaines importations venant de l'UE, qui vont à l'encontre de l'Accord d'association, a indiqué la Commission européenne vendredi 14 juin. C'est pourquoi elle a décidé d'ouvrir un différend dans le cadre de l'Accord, qui démarre avec des consultations.
L'UE reproche à Alger d'avoir mis en place un système d'autorisation pour certaines importations qui touche une variété de produits, agricoles ou encore automobiles. Elle dénonce également l'existence de subventions pour les fabricants de voitures algériens, qui sont assorties de conditions de production locales pour certaines pièces. L'Algérie encadre également la possibilité, pour les entreprises importatrices, d'être détenues par des compagnies étrangères.
Dans le cadre de l'Accord d'association, l'UE et l'Algérie entrent dans une période de consultations pour tenter de régler ce différend. Si aucune solution n'est trouvée, l'UE pourra réclamer la mise en place d'un tribunal d'arbitrage. (Léa Marchal)