Plus de cent délégations du monde entier sont attendues à Bürgenstock, en Suisse, les 15 et 16 juin, à l'occasion du Sommet pour la paix en Ukraine.
Si la Chine et la Russie ne seront pas présentes, 93 pays, y compris tous les États membres de l'UE - la majorité représentée au niveau de leurs chefs d'État ou de gouvernement - et 8 organisations internationales, notamment les présidents du Conseil européen, Charles Michel, de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et du Parlement européen, Roberta Metsola -, auraient confirmé leur présence en date du 14 juin.
Le sommet a pour objectif de réitérer l'attachement aux principes fondamentaux du droit international, de la Charte des Nations Unies. Un attachement qui devrait être repris dans une déclaration du pays hôte qui pourrait être publiée à l'issue du sommet. Cette courte déclaration, qui a fait l'objet d'un processus de consultation avec les participants, devrait également faire référence aux résolutions de l'Assemblée générale de l'ONU et rappeler que le futur règlement du conflit doit inclure le plein respect de l'intégrité territoriale et de la souveraineté de l'Ukraine.
Au-delà d'une session plénière, trois sessions de travail sont prévues. La première porte sur les questions relatives à la sûreté et à la sécurité nucléaire, notamment les préoccupations pour la situation sur la centrale de Zaporijia, à laquelle devrait participer M. Michel. La deuxième est sur la sécurité alimentaire et la liberté de navigation, en présence de Mme von der Leyen. Enfin, la troisième session, à laquelle devrait participer Mme Metsola, reviendra sur les questions humanitaires.
Il s'agira aussi, selon une source de l'Élysée, de travailler sur les conséquences et l'impact qu’ont la guerre et l’agression de la Russie en Ukraine sur l'ordre et la stabilité internationale. (Camille-Cerise Gessant)