Réunis à Bruxelles jeudi 11 avril pour une mini-session plénière, les députés ont approuvé la gestion budgétaire de la Commission pour 2022 par 438 voix pour, 167 contre et 5 abstentions.
Cependant, plusieurs critiques ont été soulevées, parmi lesquelles le taux élevé d’erreur dans les dépenses et le montant des engagements européens encore en cours (450 milliards d’euros, en grande partie attribuables au paquet Next Generation EU).
Dans la résolution qui accompagne la décision de décharge, les députés regrettent la « contradiction politique » dans le versement des fonds à la Hongrie en échange de son approbation de l’aide à l’Ukraine.
Ils mettent en garde la Commission contre une « atténuation » des objectifs climatiques de l’UE et demandent à accélérer le rythme des investissements, notant qu’en 2022, l’UE n’a pas fait preuve de l’efficacité requise pour atteindre les objectifs fixés pour 2030, 2040 et 2050.
Les eurodéputés ont également adopté un amendement désavouant le processus de nomination de l'Envoyé spécial de l'UE pour les PME et demandent à la Commission d'avoir recours à un « processus véritablement transparent et ouvert » (voir autre nouvelle).
Par une demande de Guy Verhofstadt (Renew Europe, belge), le PE a validé (515 voix pour, 62 contre et 20 abstentions) le report du vote sur la décharge du Conseil à la prochaine plénière, jusqu'à ce que les États membres aient pris une décision sur la fourniture des systèmes de protection contre les missiles demandés par l'Ukraine (voir autre nouvelle).
L'objectif de la décharge annuelle est d’amener les institutions européennes à rendre des comptes sur l’utilisation du budget de l’UE, conformément aux règles européennes et aux priorités politiques de l’Union. C'est un élément crucial du rôle de contrôle budgétaire du Parlement.
Les résultats du vote sur toutes les décisions de décharge pour chaque institution et agence de l’UE : https://aeur.eu/f/bq5 (Isalia Stieffatre)