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Bulletin Quotidien Europe N° 13369
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PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / Ukraine

Les représentants des groupes politiques du PE appellent à renforcer le soutien militaire

À quelques jours du Conseil européen de mars, qui portera notamment sur l’Ukraine et la défense européenne, plusieurs représentants des groupes politiques au PE ont appelé l'UE, mardi 12 mars, à renforcer le soutien militaire de l’UE et de ses États membres à l’Ukraine. Les États membres discutent toujours du volet ‘Ukraine’ de la 'Facilité européenne pour la Paix', alors que les chefs d’État et de gouvernement avaient appelé à un accord pour début mars.

« Notre soutien est et doit rester indéfectible. (…) Il n’y a pas de pause dans notre soutien, non, l’Ukraine n’a pas à cesser de se défendre ou hisser un drapeau blanc (...), il nous faut tenir le rapport de force », a souligné Valérie Hayer (Renew Europe, française) lors d'un débat en session plénière. Selon elle, l’affaiblissement de l’Ukraine serait non seulement une catastrophe pour les Ukrainiens, mais aussi pour l’UE. Elle a donc estimé qu’il était crucial que les dirigeants s'accordent sur l’aide militaire, car « l’urgence est bien là ».

« L’aide pour soutenir l’Ukraine doit être poursuivie et augmentée avec les armes dont Zelensky a besoin », a souligné Iratxe García Pérez (S&D, espagnole). Elle a apporté son soutien à la proposition de la Commission d’utiliser les avoirs russes gelés pour fournir du matériel militaire à l’Ukraine, qualifiant cette étape d’« indispensable ».

Marco Zanni (ID, italien), tout en estimant que l’UE doit rappeler qu’elle est prête à soutenir l’Ukraine, doit aussi souligner qu’elle est « avant tout un projet de paix, pas un projet de guerre ou de défense ».

Au-delà du soutien à l’Ukraine, Manfred Weber (PPE, allemand) a mis l’accent sur la sécurité au sens large : plus de compétitivité, plus de production européenne, les sécurités alimentaire et énergétique, l'innovation, ou encore l'accès aux matières premières essentielles. « La sécurité de l’Europe est défendue par l’Ukraine, mais on est en train de créer les conditions pour cela au sein de l’UE », a-t-il expliqué.

Beata Szydło (CRE, polonaise) elle aussi a mis l’accent sur la sécurité « sur de multiples niveaux ». Elle a appelé à faire une analyse des décisions déjà prises et à corriger les erreurs, notamment sur l’agriculture européenne. « L’une des erreurs qui a porté atteinte à la compétitivité agricole européenne, c’est le 'Pacte vert européen'. On veut protéger le climat, mais on doit le faire de manière rationnelle », a-t-elle estimé.

Par ailleurs, lors du débat, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a promis que l'UE était « prête à répondre par des sanctions supplémentaires au cas où l'Iran fournirait des missiles balistiques à la Russie ». (Camille-Cerise Gessant)

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