La Banque mondiale, le gouvernement ukrainien, l'Union européenne et les Nations unies ont publié, jeudi 15 février, une mise à jour de leur rapport 'évaluation rapide des dommages et des besoins' ('RDNA3') lié aux conséquences de la guerre en Ukraine.
Dans cette nouvelle version, le coût total de la reconstruction du pays a été revu à la hausse : au 31 décembre 2023, celui-ci s'élevait à 486 milliards de dollars (452,8 milliards d'euros) pour la prochaine décennie, contre 411 milliards de dollars (383 milliards d'euros) estimés il y a un an.
Pour la seule année 2024, les autorités ukrainiennes estiment que le pays aura besoin d'environ 14 milliards d'euros pour les priorités immédiates de reconstruction, en mettant particulièrement l'accent sur la remise en état des logements, des infrastructures et des services de base, de l'énergie et des transports.
Toujours selon ce rapport, le logement, les transports, le commerce et l'industrie, l'énergie et l'agriculture sont les secteurs les plus touchés par la guerre et ses ravages.
Les besoins les plus importants, selon le RDNA3, concernent le logement (17% du total), suivi des transports (15%), du commerce et de l'industrie (14%), de l'agriculture (12%) et de l'énergie (10%). Tous secteurs confondus, le coût du déblaiement et de la gestion des débris (et de la démolition, le cas échéant) a atteint près de 11 milliards de dollars (10,2 milliards d'euros).
En février 2024, l'UE, ses États membres et les institutions financières européennes avaient débloqué environ 88 milliards d'euros pour soutenir l'Ukraine. Ce montant comprend l'aide humanitaire, économique et militaire, ainsi que le financement de la prise en charge des réfugiés ukrainiens dans l'Union.
Voir le rapport : https://aeur.eu/f/avp (Isalia Stieffatre)