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Bulletin Quotidien Europe N° 13346
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ÉDUCATION - JEUNESSE - CULTURE - SPORT / Sport

Vingt-six pays de l'UE prônent le renforcement du modèle sportif européen actuel

Tous les pays de l'Union européenne, à l'exception de l'Espagne, ont appelé au renforcement du « modèle sportif européen » afin de mieux respecter « l'équilibre entre la dimension économique du sport et ses fonctions éducatives et sociales », dans une déclaration rendue publiqué jeudi 8 février.

D'après les vingt-six pays, le respect de cet équilibre passe par : - une organisation « pyramidale » avec, au sommet, le sport professionnel et, à la base, le sport amateur ; - un système de promotion et de relégation sportives ; - un mécanisme de « solidarité financière » selon lequel le niveau professionnel contribue au financement du monde amateur.

En particulier, les vingt-six pays invitent les instances dirigeantes du sport à organiser des compétitions sportives basées sur le « mérite sportif » et établissant « un lien entre les performances annuelles dans les compétitions nationales et toutes les compétitions européennes ».

Cette disposition est une référence à peine voilée à l'initiative d'une douzaine de clubs de football européens, le FC Barcelone et le Real Madrid en tête, visant à mettre sur pied la Superleague, une nouvelle compétition européenne privée, concurrente de l'actuelle Champions' League organisée par l'UEFA. Contrairement à cette dernière, la Superleague ne serait pas totalement déconnectée des résultats des championnats nationaux, mais garantirait, à son lancement, une place plus durable aux clubs les plus prestigieux.

Sans prendre position sur l'opportunité de créer la Superleague, la Cour de justice de l'UE avait estimé, fin 2023, qu'en ne comportant pas de critères objectifs et proportionnés, les règles de la FIFA et de l’UEFA sur l’autorisation préalable de compétitions de football interclubs violent le droit de l’UE de la concurrence et la libre prestation de services au sein du marché unique (affaire C-333/21 - EUROPE 13319/4). 

Jeudi, la commissaire européenne à la Concurrence, Margrethe Vestager, a estimé que cette jurisprudence de la Cour envoyait « le bon message » aux organisations sportives européennes, qui doivent vérifier si elles disposent de « critères objectifs » pour décider d'autoriser, ou non, une compétition sportive, car « cela ne peut pas être fait sur une base totalement discrétionnaire ». 

Le même jour, à Paris, le patron de l'UEFA, le Slovène Aleksander Ceferin, a raillé cette « Zombie Ligue », qui serait contraire au modèle basé sur « la solidarité, l'investissement, l'unité, le mérite sportif, la promotion et la relégation », a rapporté l'AFP. « Certains essayent de piétiner 70 ans d'histoire et de changer l'histoire du football. Ils essayent de se faire passer pour des sauveurs du football alors qu'ils sont des fossoyeurs », a-t-il ajouté.

Voir la déclaration des vingt-six pays de l'UE : https://aeur.eu/f/ars (Mathieu Bion)

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