Condamnant fermement la récente vague d’arrestations massives en Biélorussie, les députés européens ont demandé, jeudi 8 février, la libération « immédiate et inconditionnelle » et l’indemnisation de plus de 1 400 prisonniers politiques ainsi que de leurs familles et d’autres personnes détenues arbitrairement.
Dans la résolution commune qu'il a adoptée (459 voix pour, 14 contre et 33 abstentions), le Parlement européen a également appelé l'UE et la communauté internationale à ne pas reconnaître les résultats des 'élections' parlementaires et locales en Biélorussie, prévues pour fin février, en raison de leur manque de « transparence, de liberté et d’équité ».
Le PE a invité le Haut Représentant de l'UE et le Conseil à réagir à la situation en imposant des sanctions plus sévères au régime de Loukachenko, y compris contre les biens issus du travail forcé des prisonniers politiques et des sanctions financières plus strictes et des sanctions à l’encontre des personnes responsables de graves violations des droits de l’homme. Il a aussi appelé à une réduction supplémentaire de la présence diplomatique de la Biélorussie dans l’Union et à un soutien constant aux victimes du régime.
Lors du débat, mercredi 7 février, la commissaire Helena Dalli, au nom du Haut Représentant, avait rappelé que l'UE avait introduit des mesures restrictives contre les auteurs de violations des droits de l'homme. « Nous nous engageons à travailler sur d’autres inscriptions », avait-elle ajouté.
Voir la résolution : https://aeur.eu/f/arf (Camille-Cerise Gessant)