Il est encore possible d'améliorer les performances de la gestion du trafic aérien en Europe, selon une étude de la Commission européenne parue jeudi 25 janvier.
La Commission a comparé les performances opérationnelles et économiques de la gestion du trafic aérien en Europe et aux États-Unis depuis l'apparition de la pandémie de Covid-19 en 2020.
Si les deux systèmes sont exploités avec des technologies et des concepts opérationnels similaires, le nombre de fournisseurs de services de navigation aérienne constitue un facteur distinctif important. Alors que l'espace aérien américain est géré par un seul fournisseur, l'Europe est gérée par près de 40 fournisseurs de services différents. Malgré les efforts déployés dans le cadre de l'initiative ‘Ciel unique européen’ pour réduire la fragmentation et mieux organiser l'espace aérien européen en fonction des flux de trafic plutôt que des frontières nationales, ces nombreuses questions n’ont pas été résolues (EUROPE 13334/11). La fragmentation a un impact sur les performances de la gestion du trafic aérien en termes d'opérations et de coûts.
La Commission estime donc que des initiatives sur l'ampleur et l'effet des flux de trafic sont nécessaires. De même, elle recommande de mieux quantifier l'utilisation des capacités, d'améliorer l'évaluation de l'efficacité des vols verticaux, d’améliorer les comparaisons des effectifs et d’analyser les coûts de soutien aux installations et équipements.
Lire l'étude (en anglais) : https://aeur.eu/f/am9 (Anne Damiani)