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Bulletin Quotidien Europe N° 13338
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INSTITUTIONNEL / Conseil europÉen

Négociations difficiles à Vingt-sept sur les modalités de l'aide financière de l'UE à l'Ukraine

Des négociations difficiles se poursuivent entre les États membres sur les modalités d'une aide financière pluriannuelle à l'Ukraine à hauteur de 50 milliards d'euros sur la période 2024-2027, une issue n'étant pas attendue avant le sommet européen extraordinaire programmé jeudi 1er février.

Ces discussions portent en premier lieu sur une solution à vingt-sept États membres basée sur le budget de l'Union européenne, même si certains pays font part d'une lassitude vis-à-vis de l'attitude transactionnelle de la Hongrie.

« On voit bien qu’autour de la table, la durée du blocage a conduit certains à évoquer des solutions plus radicales », a indiqué une source diplomatique française de l'Élysée, lundi 29 janvier, en référence à un article du Financial Times évoquant de possibles mesures de rétorsion contre Budapest en cas de blocage persistant. Et d'ajouter : « On n'est pas dans une UE de décisions arbitraires politiques. Mais on se place dans une solution à vingt-sept et on souhaite que le Premier ministre hongrois fasse de même ».

Pour la ministre belge des Affaires étrangères, Hadja Lahbib, « le plus important est d'obtenir un accord avec les vingt-sept pays ». « Nous travaillerons dur pour cela, car c'est notre priorité », a-t-elle assuré, demandant à attendre la fin du sommet européen pour voir quelle suite donner en fonction des résultats, ou de l'absence de résultats.

Les négociations incluent notamment les modalités d'une revue annuelle de la mise en œuvre de la 'Facilité pour l'Ukraine', l'instrument qui sera chargé de concrétiser cette aide et de veiller au respect des intérêts financiers de l'UE (EUROPE 13325/1). La Hongrie voudrait que cette revue ait lieu sur la base de décisions à l'unanimité des États membres. Cette requête n'est pas acceptable pour les autres États membres, toute aide macrofinancière de l'UE à un pays tiers se décidant à la majorité qualifiée des États membres.

Les autorités hongroises demandent également que les paiements au titre du plan de relance national post-Covid-19 dans le cadre du Plan de relance européen Next Generation EU puissent se poursuivre au-delà de 2026, date butoir prévue par le droit de l'UE, alors que la mise en œuvre du plan hongrois a pris du retard. Elles rechignent également à participer au paiement des intérêts générés par l'emprunt commun permettant de financer le Plan de relance européen. Les pays de l'UE leur rétorquent que la Hongrie peut difficilement s'y soustraire, dans la mesure où elle bénéficie de financements au titre du chapitre 'REPowerEU' du plan hongrois.

Jeudi, les chefs d'État ou de gouvernement feront également le point sur l'aide militaire de l'UE à l'Ukraine. En marge du Conseil européen, le président français, Emmanuel Macron, s'entretiendra avec la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen (voir autre nouvelle). (Mathieu Bion avec Camille-Cerise Gessant et Nithya Paquiry)

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