Le porte-parole du Service européen pour l'action extérieure (SEAE), Peter Stano, a fait part, lundi 29 janvier, de sa « profonde inquiétude » concernant le récent arrêt de la Cour suprême vénézuélienne ayant confirmé l'inéligibilité des opposants au régime Maduro, María Corina Machado et Henrique Capriles, en vue des élections présidentielles programmées au deuxième semestre 2024.
« Toute décision visant à empêcher les membres de l'opposition d'exercer leurs droits politiques fondamentaux ne peut que nuire à la démocratie et à l'État de droit », a souligné M. Stano, rappelant que l'Union européenne s'attend à une mise en œuvre « complète » de l'accord scellé en octobre 2023 à la Barbade entre l'opposition et le régime en place (EUROPE 13278/33).
La participation de l'opposition vénézuélienne aux élections présidentielles, en vue de la tenue d'élections « libres et concurrentielles », constitue l'un des piliers de l'accord de la Barbade.
Condamnée à quinze ans d'inéligibilité pour trahison, Mme Machado avait remporté haut la main la primaire de l'opposition vénézuélienne en vue des élections présidentielles. L'opposition vénézuélienne n'a toutefois pas annoncé qu'elle quittait la table des négociations.
En novembre, l'UE avait prolongé ses sanctions visant 54 dignitaires du régime Maduro uniquement pour six mois, soit jusqu'au mardi 14 mai, en vue de donner une chance au dialogue (EUROPE 13291/36). (Mathieu Bion)