« La pandémie de Covid-19, la crise climatique et la guerre de la Russie contre l’Ukraine ont créé de nouvelles inégalités et aggravé les vulnérabilités structurelles existantes en Europe. La seule manière d’inverser cette tendance consiste à renforcer la politique européenne de cohésion et à en accroître l’efficacité », ont estimé, mercredi 6 décembre, le président du Comité européen des régions (CdR), Vasco Alves Cordeiro, et Emil Boc, président de la commission de la politique de cohésion territoriale et du budget de l’UE (COTER).
Dans le même temps, la politique de cohésion doit être « réformée », soulignent les élus dans un éditorial, en offrant plus de souplesse et en se concentrant davantage sur les résultats.
La politique de cohésion ne saurait se muer en une simple cagnotte d’où l’on puise des deniers pour les détourner de leur finalité et résoudre chaque nouvelle situation d’urgence à laquelle l’Union doit réagir, insistent Vasco Alves Cordeiro et Emil Boc, rapporteurs sur l'avenir de cette politique (EUROPE 13303/13). Il convient, d'après eux, de convaincre les gouvernements de l’UE de l’intérêt et des effets concrets de la politique de cohésion, sinon « nous prenons le risque de laisser de côté certaines régions et, ce faisant, d’attiser les disparités et les inégalités et de perdre de vue l’objectif initial de la politique de cohésion qu’est la solidarité entre toutes les régions ». (Lionel Changeur)