Lors d’un discours à la 26e Semaine 'Euro Finance' de Francfort, lundi 13 novembre, le vice-président de la Banque centrale européenne, Luis de Guindos, est revenu sur les décisions de politique monétaire du 26 octobre (EUROPE 13280/8) et a également fait un point sur les risques pour la stabilité financière et sur les questions macroprudentielles qui y sont liées, dans un contexte de taux en hausse, de conditions de financement plus tendues et de ralentissement de l’économie.
Le vice-président a notamment évoqué les écarts (spreads) sur les marchés des obligations d'État. Selon lui, ils sont restés limités, en raison notamment des financements bon marché, à échéances plus longues, obtenus par plusieurs gouvernements lorsque les taux étaient encore bas.
Cependant, Luis de Guindos a mis en garde : « Des coûts de financement plus élevés et des politiques budgétaires moins prudentes pourraient raviver les inquiétudes concernant la viabilité de la dette souveraine, en particulier dans les pays où les niveaux d'endettement sont déjà élevés ».
Le vice-président a également évoqué le risque de crédit de certains établissements non bancaires exposés à des secteurs sensibles aux taux d’intérêt ou de sociétés fortement endettées affichant des bénéfices faibles et dont les ratios de couverture des intérêts sont faibles. M. de Guindos a particulièrement souligné les fragilités de certaines entreprises du secteur de l'immobilier commercial.
Lien vers le discours : https://aeur.eu/f/9j6 (Émilie Vanderhulst)