Les ONG ont salué, vendredi 10 novembre, la décision des États méditerranéens de créer un système de sanctions qui permettra à la Commission générale des pêches pour la Méditerranée (CGPM) de prendre des mesures à l'encontre des pays qui s’adonnent à la surpêche ou à la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN).
La recommandation contraignante adoptée par la CGPM lors de sa réunion de la semaine dernière en Croatie « permettra enfin à l'organisation d'agir à l'encontre des États membres qui ne respectent pas les mesures de conservation, grâce à un système qui entrera en vigueur en 2025 », explique un communiqué commun de Oceana, ClienEarth et Environmental Justice Foundation. Les 22 États membres de la CGPM (plus l'UE) pourront désormais « prendre des mesures, si un membre n'empêche pas sa flotte de chalutiers de pêcher dans les zones interdites au chalutage ou si un membre ne respecte pas les règles de la CGPM en matière d'engins de pêche ou de restrictions des captures », selon ces ONG.
Le nouveau mécanisme assurera le suivi des cas de non-conformité au moyen de mesures appropriées et proportionnées, selon la Commission européenne. Afin de consolider les efforts conjoints en Méditerranée et de veiller à ce que les mesures produisent des résultats sur le terrain, un patrouilleur de l'Agence européenne de contrôle des pêches sera déployé de manière permanente cette année encore.
Grâce aux efforts de l'UE et de plus de 12 autres États côtiers, la CGPM a adopté à l'unanimité un total de 34 mesures communes. L'UE soutiendra la mise en œuvre des mesures et de la stratégie 2030 de la CGPM au moyen d'une subvention annuelle de 8 millions d'euros.
De nouveaux systèmes de documentation des captures pour le corail rouge en Méditerranée et pour le turbot en mer Noire contribueront à identifier l'origine des produits de la pêche, en assurant une meilleure conservation de ces espèces emblématiques.
Plus d'informations : https://aeur.eu/f/9iy (Lionel Changeur)