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Bulletin Quotidien Europe N° 13280
ACTION EXTÉRIEURE / DÉveloppement

Plus de 3 milliards d'euros d'investissements supplémentaires promis au forum Global Gateway, 'outil de contact de l'UE avec le Sud global', selon Josep Borrell

À en croire les participants, le 1er Forum Global Gateway, qui s'est achevé jeudi 26 octobre à l'issue de 2 jours de tables rondes, a été un succès. Organisée par la Commission européenne, cette manifestation a réuni les représentants d'une quarantaine de gouvernements et du secteur privé - banques et entreprises - pour doper les investissements de l'UE, ses États membres et leurs institutions financières dans de grands projets d'infrastructures dans les économies émergentes ou en développement en Asie, en Afrique, en Amérique latine et dans les Caraïbes (EUROPE 13279/29, 13279/22).

« Nous avons parlé des besoins d’investissements dans les infrastructures au niveau mondial, des opportunités d’investissements stratégiques et scellé des accords » de partenariats public/privé d'un montant de « plus de 3 milliards d'euros d'investissements », s'est félicitée la commissaire européenne aux Partenariats internationaux, Jutta Urpilainen, qu'il s'agisse de numérique, pour mettre en place les cadres réglementaires, d'énergie propre, de corridors de transports, de santé, de matières premières critiques ou d'éducation - avec l'ambition d'obtenir des résultats « à l'échelle mondiale » - comme l'indique le nom anglais 'Global Gateway'.

« Nous sommes aujourd'hui dans un contexte géopolitique très tendu. C'est précisément pour ça que Global Gateway est devenu un élément essentiel de notre stratégie de contact avec le Sud global. Nous ne sommes pas seulement dans une bataille de narratifs. Nous sommes dans une bataille des offres », a rappelé le Haut Représentant pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell, sans citer les pays concurrents comme la Chine et la Russie, dont l'UE entend se démarquer.

Selon lui, cette stratégie veut « soutenir le développement économique et social de nos partenaires en les aidant à construire de meilleures infrastructures de connectivité, à accélérer leur transition verte et numérique et à renforcer leurs infrastructures par la santé et l’éducation de leurs populations ». Elle vise aussi à « renforcer la sécurité économique de l'UE » par la diversification des approvisionnements en matières premières critiques, « à améliorer notre accès à l’énergie, aux matières premières critiques et à sortir de la frénésie extractive » pour permettre aux pays dotés de ressources de créer de la valeur ajoutée locale pour créer de l'emploi local et rehausser leur profil dans les chaînes de valeur.

Elle vise aussi à servir les objectifs de développement durable des Nations Unies, a précisé M. Borrell. C'est, selon lui, « ce que nous faisons en investissant dans la production de vaccins » à ARN-messager en Afrique et en Amérique latine. L'UE et la BEI ont signé jeudi un accord pour une contribution supplémentaire de 500 millions d'euros pour leur partenariat avec Bill Gates (1,6 milliard d'euros au total, donc) (EUROPE 13269/2).

Il a estimé que Global Gateway était également un instrument pour renforcer la coopération avec les organisations régionales - l'Union africaine, la CELAC, l'ASEAN, le Conseil de coopération du Golfe, « qui sont de nouveaux pôles dans un monde multipolaire, qui doit être multipolaire et multilatéral, sinon le monde sera plus dangereux ».

Le président des Comores, Azali Assoumani, président en exercice de l'Union africaine (UA), a remercié « l'UE et son Global Gateway pour sa volonté renouvelée d’accompagner le continent africain dans son nouvel élan vers une croissance économique rapide, durable, harmonieuse telle que définie dans son agenda 2063 ».

Soulignant que la problématique du financement des infrastructures est le défi majeur de l'Afrique, il a déclaré : « Nous appelons nos partenaires à faciliter l’accessibilité financière afin que le continent africain puisse rattraper le retard pris en termes d’investissement dans les infrastructures ».

Il a également rappelé que des centaines de millions d’Africains n'avaient pas accès aux infrastructures énergétiques, en dépit du potentiel du continent en énergie thermique ou en énergie renouvelable, comme le géothermique, l’éolien, le photovoltaïque, et que plus de la moitié de la population n'avait pas de connexion Internet tandis qu'une infime partie seulement avait accès à Internet à haut débit à un prix très élevé. (Aminata Niang)

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