En amont du nouveau vote des États membres, prévu en novembre au sein du comité d'appel, sur la proposition de la Commission européenne visant à autoriser la substance active du glyphosate pour dix ans de plus dans l'UE (EUROPE 13278/13, 13271/5), un collectif d'ONG européennes appelle l'UE à revoir d'urgence sa politique et à retarder toute décision de renouvellement.
À l' appui de cet appel, lancé mercredi 25 octobre, les ONG mentionnent une nouvelle recherche internationale et multi-institutionnelle de toxicologie, coordonnée par l'Institut Ramazzini en Italie, dont les données inédites ont été publiées le même jour sur la façon dont de faibles niveaux d'herbicides à base de glyphosate, jusqu'ici considérés comme sûrs - ont provoqué des cas de leucémie chez de jeunes rats à la suite d'une exposition à un stade précoce de leur vie.
Pesticide Action Network (PAN) Europe, PAN Allemagne, WeMove et d'autres organisations de la coalition 'Stop Glyphosate' demandent à la Commission européenne de retirer sa proposition actuelle « à la lumière des nouvelles preuves qui viennent d'être apportées par la Global Glyphosate Study ».
Selon Peter Clausing, toxicologue chez PAN Allemagne, « cette étude de grande qualité doit retenir toute l'attention des autorités européennes, car elle fournit de nouvelles preuves alarmantes qui corroborent les effets cancérigènes du glyphosate sur le système lymphatique observés dans les études sur les souris et dans les études épidémiologiques sur l'homme ».
En savoir plus : https://aeur.eu/f/99p (Aminata Niang)