Le Parlement européen a repris à son compte, mardi 17 octobre, sans la modifier, la position des commissions des budgets et des affaires étrangères sur la proposition visant à stabiliser l'aide macrofinancière de l'Union européenne à l’Ukraine à hauteur de 50 milliards d'euros (512 voix pour, 45 contre et 63 abstentions) (EUROPE 13265/4).
La veille, lors du débat en session plénière, Michael Gahler (PPE, allemand), corapporteur, s'était félicité que les députés fussent parvenus à un accord sur la poursuite du soutien financier à l'Ukraine. « L'Ukraine ne retournera jamais dans le goulag de Poutine », avait-il estimé, pointant l'importance que le plan pluriannuel, dans lequel les autorités ukrainiennes détailleront les investissements et les réformes à appliquer en échange de l'aide financière, permette à l'Ukraine d'avancer sur la voie de l'adhésion à l'Union européenne.
Corapportrice, Eider Gardiazabal Rubial (S&D, espagnole) a estimé « nécessaire et urgent » d'adopter la nouvelle aide macrofinancière de 50 milliards d'euros, dont deux tiers de prêts préférentiels. Selon elle, la Russie doit payer pour les dégâts occasionnés sur le territoire ukrainien. Le PE demande donc que la Commission européenne fournisse une base juridique pour permettre la mobilisation des revenus générés par les avoirs publics russes gelés dans l'UE (voir autre nouvelle).
Le commissaire européen au Budget, Johannes Hahn, a indiqué que la Commission européenne travaillait déjà avec l'Ukraine pour préparer le plan pluriannuel. Nous encourageons les autres donateurs internationaux à se servir de ce plan pour apporter leur soutien, a-t-il ajouté.
Le Parlement préconise également des dispositions visant à accroître la transparence dans la mise en œuvre de l'aide macrofinancière ainsi qu'à éviter le gaspillage des ressources et la corruption.
Voir la position du Parlement européen : https://aeur.eu/f/92p (Mathieu Bion)