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Bulletin Quotidien Europe N° 13273
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PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / Russie

Le Conseil et la Commission soulignent l’efficacité des sanctions, insuffisantes pour le Parlement européen

Le ministre espagnol Pascual Navarro Ríos et le commissaire européen Didier Reynders ont souligné, mardi 17 octobre, l’impact des sanctions européennes sur l'économie russe.

« L’efficacité des sanctions est montrée par l’état actuel de l’économie russe », a expliqué M. Navarro Ríos lors d’un débat en session plénière. M. Reynders a ajouté que les sanctions privaient de plus en plus la Russie de ses sources de revenus habituelles. « La Russie essaie de restructurer ses schémas commerciaux pour contourner les sanctions, cela montre que les sanctions fonctionnent et coupent l’accès de la Russie à de nombreuses marchandises », a-t-il ajouté.

Le représentant du Conseil comme celui de la Commission ont toutefois souligné qu’il était important de mettre en œuvre les 11 trains de sanctions adoptés et d’éviter leur contournement.

De leur côté, les députés européens ont estimé que cela n’était pas suffisant et qu’il fallait en faire plus.

« Aucune sanction économique contre aucun régime n’a mis un régime à genou », a rappelé Bernard Guetta (Renew Europe, français), qui a appelé à établir le bilan de ce qui a très bien marché, moyennement et pas marché. « Il faut appeler la CE a faire encore plus, mieux et plus vite », a-t-il lancé.

« Nous devons accroître la pression, augmenter les sanctions, combler les failles, avoir une stratégie claire », a ajouté Sergey Lagodinsky (Verts/ALE, allemand).

« Ce régime de sanctions est sans précédent et important, mais il ne suffit pas, il n'est pas suivi de manière cohérente, on doit l’élargir », a ajouté Anna Fotyga (CRE, polonaise), citant des mesures contre les diamants russes – en cours d’élaboration entre les pays du G7 -, Rosatom ou encore les sanctions ciblées.

Au nom du PPE, Andrius Kubilius (lituanien) a appelé à des mesures supplémentaires concernant l’énergie, comme l’abaissement du plafonnement du prix du pétrole brut de 60 à 30 dollars par baril, un embargo sur le GNL russe, des restrictions sur les importations de carburants, si ceux-ci sont produits par des pays tiers à partir de pétrole russe, ou encore le plafonnement des prix des exportations d'engrais ammoniacaux russes. M. Kubilius a également appelé à un contrôle renforcé et centralisé de la mise en œuvre des sanctions au niveau de l'UE.

Soulignant l’efficacité relative des mesures - « il n’en reste pas moins que guerre se poursuit » -, M. Włodzimierz Cimoszewicz (S&D, polonais) a plaidé pour la possibilité de sanctions secondaires contre les pays qui ne collaborent pas aux efforts de l’UE. Il a aussi souhaité l’utilisation des fonds russes gelés pour aider l’Ukraine.

À l’inverse, pour ID, Thierry Mariani (français) a estimé que les sanctions avaient « multiplié les rancoeurs ». « L'UE n’aura réussi qu’une chose : allonger la liste de nos ennemis en inquiétant nos amis », a-t-il expliqué.

Plusieurs députés ont également appelé à des mesures supplémentaires contre la Biélorussie, alliée de Moscou. (Camille-Cerise Gessant)

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