Le Premier ministre arménien, Nikol Pachinian, a fait part, mardi 17 octobre, de la volonté de son pays de se rapprocher de l’Union européenne « dans la mesure où l’UE le juge possible ».
« L’UE et l’Arménie sont solidaires ; continuons à nous serrer les coudes », a-t-il souligné lors d’un discours devant le Parlement européen, allocution qui a fait la part belle à la démocratie arménienne.
« La démocratie peut apporter la paix, la sécurité, la prospérité et le bonheur, prouvons-le ensemble », a-t-il lancé, rappelant le soutien de l’UE aux réformes de son pays.
Revenant sur la situation au Haut-Karabakh et la fuite vers l'Arménie de 100 000 personnes, M. Pachinian a appelé la communauté internationale à aider financièrement son pays. « Nous devons allouer environ 100 millions de dollars pour les personnes déplacées et nous avons besoin d’une aide internationale, y compris sous forme de soutien budgétaire », a-t-il expliqué.
Le responsable arménien a aussi estimé que, malgré les nombreuses alertes de son pays, la communauté internationale n’a pas pris de mesures pour empêcher le « nettoyage ethnique » du Haut-Karabakh.
« En dépit de toutes les guerres, des complications et des crises, notre région, le Caucase du Sud, a besoin de paix », a-t-il souligné. Le Premier ministre a estimé qu’un accord de paix avec l’Azerbaïdjan était possible d’ici la fin de l’année.
« Nous sommes convenus de tenir une réunion trilatérale (avec le président du Conseil européen et le président azerbaïdjanais) à Bruxelles ce mois-ci et, si les principes sont réaffirmés, il est très réaliste de signer un accord sur la paix et la normalisation des relations d’ici la fin de l’année », a expliqué M. Pachinian.
Estimant qu’il fallait avancer progressivement vers la paix, il a prévenu qu’il avait la volonté politique pour le faire. « Je demanderai votre soutien continu, en particulier dans la mise en œuvre des principes sur lesquels nous sommes parvenus à un accord », a-t-il lancé aux députés européens. (Camille-Cerise Gessant)