Rethink Plastic Alliance est déçue par la proposition de règlement présentée lundi 16 octobre par la Commission pour prévenir la pollution par les granulés plastiques, estimant qu'elle est lacunaire et nécessite d'être rapidement complétée (EUROPE 13272/3).
Certaines parties de la proposition sont, certes, prometteuses comme la priorité à la prévention, la certification obligatoire, la transparence dans les rapports, l'accès à la justice et des mesures de sanction, en particulier pour les grands opérateurs, a souligné ce réseau d'ONG lundi.
Lesdites ONG déplorent toutefois qu'il n'y ait pas d'exigences minimales et dénoncent certaines lacunes préoccupantes : « Le champ d'application est incomplet - la proposition semble exclure les paillettes et les poudres qui présentent le même risque que les granulés - et il y a trop d'exemptions - par exemple, l'exemption pour les microentreprises et les petites entreprises traitant moins de 5 tonnes par an ».
Rethink Plastic Alliance rappelle que les microplastiques peuvent également être rejetés involontairement dans l'environnement par la dégradation des textiles synthétiques, des peintures, des pneus de véhicules et d'autres macroplastiques, reconnnus comme des sources majeures de pollution à combattre, dans la brochure publiée le même jour par la Commission.
Et de rappeler que ces produits libèrent des fragments et des micro- et nanoplastiques finissent par s'envoler ou s'écouler dans les égouts pour se retrouver dans les océans ou les écosystèmes terrestres.
Voir la brochure de la Commission : https://aeur.eu/f/92x (Aminata Niang)