Le Parlement européen a demandé à la Chine de partager davantage de données sur la taille de sa flotte, les captures, les subventions et les accords avec les pays tiers afin de mieux lutter contre la pêche illégale (EUROPE 13254/12), mardi 17 octobre.
Le rapport de Pierre Karleskind (Renew Europe, français) sur le sujet a été adopté (sans amendements) avec 573 voix pour, 11 contre et 30 abstentions (https://aeur.eu/f/92y ).
La Commission européenne a précisé qu’en matière de transparence, « la Chine a pris des mesures concernant les navires opérant uniquement en haute mer. Nous devons continuer à insister sur la transparence des navires chinois autorisés à opérer dans les États côtiers », a dit le commissaire Johannes Hahn (https://aeur.eu/f/92s ).
La Commission réalisera une étude spécifique sur les pavillons de complaisance. « Nous continuerons à plaider en faveur de conditions équitables pour les entreprises de pêche de l'UE par rapport aux entreprises chinoises qui cherchent à accéder au marché de l'UE », a promis aussi le commissaire.
« Au moins dix grandes entreprises de produits de la mer en Chine ont utilisé plus d'un millier de travailleurs ouïghours depuis 2018. Une main-d’œuvre que la Chine exploite et torture », a dénoncé Caroline Roose (Verts/ALE, française). Catherine Chabaud (Renew Europe, française) estime que la Chine « refuse de donner sa voix pour la création d’aires marines protégées en Antarctique ». (Lionel Changeur)