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Bulletin Quotidien Europe N° 13247
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / Eurogroupe

Situation macréconomique, nomination d'un membre du directoire de la BCE et réforme du MES à l'ordre du jour ministériel

Les ministres des Finances des pays de la zone euro feront le point, vendredi 15 septembre à Santiago de Compostela, sur la situation macroéconomique à la lumière de données macroéconomiques récentes telles que les prévisions économiques d'été de la Commission européenne (EUROPE 13247/1).

En ramenant ses prévisions de croissance de 1,1 à 0,8% du PIB pour 2023, l'institution de l'UE prévoit notamment un ralentissement économique plus marqué qu'envisagé en mai, en raison de la récession qui s'installe en Allemagne (-0,4% du PIB).

« Cette perte d'élan, déjà visible avant l'été, va se poursuivre » en raison de la faible demande extérieure, a noté une source européenne lundi 11 septembre. Elle a également pointé le niveau « toujours élevé » de l'inflation (5,3% en août), même si la hausse des prix sous-jacente (hors prix énergétiques et des denrées alimentaires) tend à s'assouplir. Ces facteurs, combinés à la vigueur persistante du marché de l'emploi, démontrent quand même « la résilience » de l'économie de la zone euro face aux aléas macroéconomiques et géopolitiques, a-t-elle considéré.

D'après cette source, la déclaration de l'Eurogroupe de mi-juillet conserve sa pertinence. Avant la pause estivale, les vingt ministres avaient préconisé « une orientation budgétaire restrictive » au niveau de l'Eurozone pour 2024, sans toutefois fixer une cible moyenne de réduction des déficits publics (EUROPE 13222/13). Vendredi, l'Eurogroupe n'adoptera pas de déclaration spécifique.

MES. Les ministres seront également informés des dernières évolutions dans le débat italien sur la ratification du traité révisant le 'Mécanisme européen de stabilité' (MES), le fonds de sauvetage permanent de la zone euro.

L'Italie est le dernier pays à ne pas avoir encore ratifié la réforme qui permettrait de placer le 'Fonds unique de résolution' (SRF), le bras financier du volet 'résolution' de l'union bancaire, sous le filet de sécurité du MES (EUROPE 13203/7). Or, le gouvernement italien de Giorgia Meloni considère le MES comme un instrument visant à imposer l'austérité dans les pays mis sous perfusion financière. À l'approche des élections européennes de juin 2024, cette position ne devrait pas s'assouplir, sachant que le Parlement italien a reporté à novembre les discussions sur cette réforme du MES.

En cas de non-ratification du traité révisant le MES, le traité actuel instaurant le fonds de sauvetage continuera de s'appliquer.

BCE. Enfin, l'Eurogroupe discutera de la candidature de l'Italien Piero Cipollone, actuel vice-gouverneur de la Banque d’Italie, à la fonction de membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE) en remplacement de son compatriote Fabio Panetta, qui deviendra gouverneur de la Banque d’Italie en novembre (EUROPE 13239/18).

La nomination de M. Cipollone à un mandat de huit ans non renouvelable ne devrait pas rencontrer d’obstacle, celui-ci étant le seul candidat en lice.

Il reviendra ensuite au Conseil de l’UE d'adopter une recommandation formelle à l’attention du Conseil européen, qui statuera à la majorité qualifiée renforcée des États membres, après consultation du Parlement européen et de la BCE.

Le directoire de la BCE compose, avec les gouverneurs des banques centrales des pays de la zone euro, le conseil des gouverneurs de la BCE, chargé d'approuver la politique monétaire de l'institut monétaire de Francfort. (Mathieu Bion et Émilie Vanderhulst)

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