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Bulletin Quotidien Europe N° 13247
POLITIQUES SECTORIELLES / Affaires intÉrieures

Les services répressifs l'UE ne parviennent toujours à soustraire qu'une part infime des avoirs des groupes de criminalité organisée, selon un nouveau rapport

Le premier rapport du Centre européen de lutte contre la criminalité financière et économique, créé en 2020, présenté le 11 septembre par la commissaire européenne aux Affaires intérieures, Ylva Johansson, et la directrice d'Europol, Catherine De Bolle, a révélé que près de 70% des réseaux criminels opérant dans l'UE ont recours à une forme ou une autre de blanchiment d'argent pour financer leurs activités et dissimuler leurs actifs.

Plus de 60% des réseaux criminels opérant dans l'UE ont recours à des méthodes de corruption diverses, ces 'pots de vin' ne leur coûtant par ailleurs quasiment rien, compte tenu des profits générés en retour.

Le rapport détaille ces méthodes de corruption ainsi que les différentes fraudes utilisées par les groupes criminels, de plus en plus sophistiquées. L'une d'elles a porté en 2023 sur l'alimentaire avec le réemballage (repackaging) d'aliments déjà périmés pour un gain d'un million d'euros.

Le rapport note aussi que les principaux acteurs de ces groupes criminels sont souvent situés hors de l'UE. Et malgré certains progrès, les avoirs soustraits aux criminels ne représentent toujours qu'un faible pourcentage de leurs revenus.

« Il n'existe actuellement aucune donnée totalement fiable sur les produits illicites générés par la grande criminalité et la criminalité organisée dans l'UE. On peut toutefois en conclure que la grande majorité des produits illicites reste entre les mains de la criminalité organisée. Si l'on considère les revenus de la criminalité organisée, les approximations les plus récentes sur les bénéfices annuels de neuf marchés criminels dans l'UE se situent entre 92 et 188 milliards d'euros. Par conséquent, les fonds criminels saisis représenteraient entre 4,4 et 2,2% du total des revenus illicites », dit le rapport.

« Si l'on considère que même l'estimation la plus élevée, de 188 milliards d'euros, est sans aucun doute une sous-estimation, le montant des avoirs que les services répressifs parviennent à soustraire (...) reste inférieur à 2% des recettes annuelles de la criminalité organisée ».

Lien vers le rapport : https://aeur.eu/f/8hs (Solenn Paulic)

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