Les ministres des Finances des pays de la zone euro préconisent « une orientation budgétaire restrictive » au niveau de l'Eurozone pour 2024, sans toutefois fixer une cible moyenne de réduction des déficits publics, dans une déclaration qu'ils ont adoptée jeudi 13 juillet.
Bien qu'il s'attende à une croissance s'affermissant l'année prochaine, l'Eurogroupe est d'avis que les risques baissiers pesant sur l'économie prédominent. L'inflation reste trop élevée et nécessite un suivi précis de ses facteurs déterminants, « particulièrement les marges (des entreprises) et l'évolution salariale », estime l'Eurogroupe.
Dans ce contexte, les ministres préconisent une consolidation des finances publiques à la fois « déterminée, graduelle et réaliste » afin de reconstruire des marges budgétaires permettant d'affronter d'éventuels chocs macroéconomiques. Cela passe par le démantèlement des mesures d'urgence prises en 2022 pour aider les ménages et les entreprises à affronter la crise énergétique exacerbée par l'invasion russe de l'Ukraine.
Les politiques budgétaires nationales devront s'inspirer des recommandations par pays qu'a adressées la Commission européenne aux États membres (EUROPE 13187/22), et notamment des efforts d'ajustement quantitatifs et « différenciés » en fonction des situations budgétaires nationales.
Voir la déclaration de l'Eurogroupe : https://aeur.eu/f/826 (Mathieu Bion)