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Bulletin Quotidien Europe N° 13222
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POLITIQUES SECTORIELLES / Climat

à la 7e réunion ministérielle sur l’Action climatique, le président désigné de la COP28 détaille son plan d'action

C’est dans le contexte d’une double urgence que s’est ouverte le 13 juillet et pour deux jours, à Bruxelles, la 7e réunion ministérielle sur l’Action climatique (MoCA). Cette grande rencontre internationale, à laquelle participent annuellement les ministres des États du G20 et d'autres parties clés aux négociations des Nations Unies sur le climat, s’inscrit cette année au mi-temps entre l’Accord de Paris de 2015 et l’échéance de 2030, premier jalon sur la voie de la neutralité climatique. 

Et tandis que la 28e Conférence des Parties - et avec elle les conclusions du premier bilan mondial - avance à grands pas, c’est en présence de son président désigné - et controversé -, le Sultan Al Jaber, et du secrétaire exécutif de la CCNUCC, Simon Stiell, que les co-organisateurs du MoCA - le vice-président exécutif de la Commission, Frans Timmermans, le ministre chinois de l'Écologie et de l'Environnement, Huang Runqiu, et son homologue canadien, Steven Guilbeault -, ont tour à tour signifié leur volonté d'« accélérer » et de renforcer la mise en œuvre des mesures d’adaptation face à une crise qui ne cesse de s’intensifier.

« Nous devrions travailler ensemble pour tripler le taux mondial de déploiement des énergies renouvelables jusqu'en 2030, nous devrions travailler ensemble pour doubler le taux mondial d'amélioration de l'efficacité énergétique au cours de cette décennie par rapport à la précédente. Nous devrions nous assurer que les missions de l'ancien système énergétique sont également abordées en parallèle. Nous devons passer à un système énergétique débarrassé des combustibles fossiles bien avant 2050 », a ainsi déclaré M. Timmermans au cours de son allocution introductive. Et d'ajouter : « Nous compterons sur le soutien de tous pour atteindre ces objectifs et je suis impatient d'entendre ce que Monsieur le Sultan a à nous dire sur la manière dont ces objectifs peuvent faire partie des principaux résultats de la COP28. »

Cristallisant ainsi toute l'attention, le Sultan Al-Jaber a soumis un plan d'action basé sur quatre piliers et guidé par la nécessité d'une « transition énergétique accélérée », en se concentrant sur la réduction de la dépendance à l'égard des combustibles fossiles et en augmentant la capacité des énergies renouvelables et de l'hydrogène.

Le Sultan a également appelé à une révision de la relation entre les décideurs politiques, les producteurs d'énergie et les consommateurs industriels pour s'attaquer à toutes les émissions.

Le futur président de la COP28 a en outre souligné l'importance de résoudre la question du financement de la lutte contre le changement climatique, au programme de cette première session, et a appelé à une transformation de l'architecture financière actuelle et à des solutions holistiques pour mobiliser des capitaux privés à grande échelle vers des actions climatiques.

Il a exhorté les pays donateurs à respecter leurs engagements et à doubler le financement de l'adaptation d'ici 2025. Il a également mis l'accent sur la nécessité de « rendre pleinement opérationnels le Fonds vert pour le climat » et les accords de financement pour les pertes et dommages.

Enfin, le Sultan Al-Jaber a rappelé l'importance de l'inclusion de toutes les parties prenantes dans la lutte contre le changement climatique et a appelé à une approche intersectorielle qui donne la priorité « aux vies et aux moyens de subsistance des personnes » et qui intègre les voix des peuples autochtones, des jeunes, des gouvernements locaux et de la société civile. 

À l'issue de ces propos liminaires annonçant une première journée de dialogue dédiée à la mise en œuvre de l'Accord de Paris et du premier bilan mondial et au financement des pertes et dommages, Simon Stiell a constaté que « l'enthousiasme que suscite la conversation sur la transition énergétique est palpable ».

Vendredi 14 juillet, les discussions seront consacrées à l'atténuation du changement climatique, à la coopération mondiale sur les énergies renouvelables et à l'efficacité énergétique, au renforcement des mesures d'adaptation et à la fourniture de financements climatiques. (Nithya Paquiry)

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