Le ministre italien des Finances, Giancarlo Giorgetti, a informé ses homologues, jeudi 15 juin à Luxembourg, sur les discussions en cours en Italie sur une éventuelle ratification du traité révisant le 'Mécanisme européen de stabilité' (MES), notamment au Parlement national (EUROPE 13172/7).
Aucune solution ne semble en vue, la coalition gouvernementale italienne refusant toujours de ratifier la réforme du MES qui permettrait à celui-ci de jouer un rôle de filet de sécurité ('backstop') pour le 'Fonds de résolution unique', le bras financier du volet 'résolution' de l'union bancaire en zone euro.
À l'issue de la réunion annuelle du conseil d'administration du MES, son directeur exécutif, Pierre Gramegna, a rappelé que les pays de la zone euro avaient donné mandat au MES d'évaluer l'ensemble de ses instruments ('toolkit review') en vue d'une possible évolution de son rôle, comme le réclame l'Italie. Mais ceci ne peut avoir lieu qu'après la finalisation de la ratification du traité révisant le MES, a-t-il souligné.
Jeudi, le conseil d'administration a adopté les comptes annuels du fonds de sauvetage permanent de la zone euro. Grâce à sa stratégie prudente d'investissement, le MES a enregistré « une perte limitée de 60,2 millions d'euros en 2022 », provoquée surtout par une forte augmentation des taux d'intérêt, tandis que ses réserves demeurent « substantielles », a-t-il indiqué dans un communiqué.
Voir le rapport 2022 du MES : https://aeur.eu/f/7jq (Mathieu Bion)