login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 13203
Sommaire Publication complète Par article 12 / 33
POLITIQUES SECTORIELLES / Climat

à la Conférence de Bonn, la délégation européenne aurait souhaité « une meilleure compréhension de l'objectif du Bilan mondial »

Au terme d'une dizaine de jours de travaux sur les défis du changement climatique, les représentants de 200 pays ont clôturé, jeudi 15 juin, la Conférence de Bonn (EUROPE 13194/23), organisée sous l'égide des Nations Unies.

Lors du troisième et dernier dialogue technique du Bilan mondial - dont les objectifs ont été fixés par l'Accord de Paris et qui s'achèvera en novembre à la COP28 -, les délégués gouvernementaux ont fait le point sur les progrès collectifs en matière d'atténuation - notamment par la réduction des émissions -, d’adaptation, de pertes et dommages et des moyens mis en œuvre pour y répondre, tels que le financement climatique, le transfert de technologies et le renforcement des capacités. 

Néanmoins, des divergences de vues ont émergé entre l'UE et le groupe des pays émergents LMDC (‘Like Minded-Group of Developing Countries’), comprenant notamment la Chine et l’Inde. Et pour cause, l'UE, soutenue par des États insulaires et d'Amérique latine, a plaidé en faveur d'une intensification des discussions sur la réduction des gaz à effet de serre et a souligné la nécessité d'une action plus ambitieuse et immédiate pour lutter contre le changement climatique. Cependant, cette position a été confrontée à une demande des LMDC visant à obtenir des engagements clairs de la part des pays riches - tenus comme responsables historiques de la crise - en matière de financement climatique, avant de discuter davantage des mesures d'atténuation.

Lors de la session de clôture de la conférence, la délégation européenne a déclaré ne pas avoir « pu disposer d'un espace formel pour aborder la question de l'atténuation à un moment où la transformation est essentielle »Et d’ajouter : « Nous reconnaissons l'importance du financement du climat et nous maintenons nos engagements ».

En outre, si l’UE s’est félicitée de « la reconnaissance des travaux du GIEC et de son sixième rapport d'évaluation », elle a précisé s’être attendue « à une meilleure compréhension de l'objectif du Bilan mondial ».

Sur ces désaccords, le secrétaire exécutif de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), Simon Stiell, a commenté dans le communiqué de presse de l'ONU : « Il est facile de croire que nous sommes éloignés sur de nombreuses questions, mais, d'après ce que j'ai vu et entendu, il existe des ponts qui peuvent être construits pour réaliser le terrain d'entente dont nous savons qu'il existe ».

Début septembre, les co-facilitateurs du dialogue technique publieront un rapport de synthèse résumant les principales conclusions des trois réunions. Ce document fournira des informations techniques, de bonnes pratiques et des leçons tirées de la Conférence de Bonn afin d’identifier les mesures nécessaires pour rectifier la situation et atteindre les objectifs fixés par l'Accord de Paris. En attendant, le Sommet pour un nouveau pacte financier mondial, qu'accueillera la capitale française les 22 et 23 juin, mettra l'accent sur la question centrale de l'aide financière aux pays du Sud pour faire face à la crise climatique. (Nithya Paquiry)

Sommaire

SÉCURITÉ - DÉFENSE
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
POLITIQUES SECTORIELLES
ACTION EXTÉRIEURE
BRÈVES