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Bulletin Quotidien Europe N° 13243
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INSTITUTIONNEL / Avenir de l'ue

Le groupe S&D au PE insiste sur la poursuite de l'agenda politique progressiste au niveau européen

En amont du discours sur l'État de l’Union que prononcera la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, mercredi 13 septembre à Strasbourg, le groupe des sociaux-démocrates (S&D) du Parlement européen a rédigé une lettre à son attention, lundi 4 septembre. Il y décline ses priorités pour les mois à venir et dresse un bilan du mandat en cours de la Commission 'von der Leyen', à moins d’un an des prochaines élections européennes.

Lors d’un point presse, mardi 5 septembre, la présidente du groupe S&D, l’Espagnole Iratxe García Pérez, a justifié cette initiative : « L'idée est d'introduire un programme progressiste au sein de la Commission européenne », suivant l'accord passé avec Mme von der Leyen lors de sa nomination. « Nous l'avons fait depuis le début, nous pouvons être fiers de notre travail, mais aussi de l'influence que nous avons exercée sur l'agenda progressiste de la Commission européenne », s’est-elle félicitée.

Le S&D a insisté sur plusieurs points qui restent ses priorités : - le 'Pacte vert européen' et le climat ; - l'égalité et la dimension sociale ; - le respect de l'État de droit.

Le vice-président du groupe S&D, le Portugais Pedro Marques, a énuméré tous les dossiers encore en cours, estimant qu’il restait « encore beaucoup de travail à faire ». Il a mentionné notamment la réforme des règles budgétaires européennes (EUROPE 13232/15), qui devrait prévoir la création d'une capacité budgétaire permanente, la protection des travailleurs des plateformes (EUROPE 13240/22) ainsi que la loi sur la restauration de la nature, que les groupes de droite au PE ont tenté de faire rejeter (EUROPE 13227/18). « Nous ne sommes pas encore en mode campagne », a-t-il précisé.

À l’occasion de ce bilan, les dirigeants du S&D ont exprimé leur désapprobation vis-à-vis du positionnement du Parti populaire européen (PPE). Mme García Pérez a regretté que « l'alliance traditionnelle entre les groupes progressistes et conservateurs, qui faisait auparavant partie de notre travail », pût être remplacée par « une nouvelle alliance du PPE avec l'extrême droite ».

« Nous voulons continuer à coopérer avec les forces pro-européennes. Nous avons commencé avec l'accord sur le cordon sanitaire. Nous verrons si cela continue », a-t-elle lancé.

Sur la proposition de loi sur la restauration de la nature (EUROPE 13221/1), par exemple , Mme García Pérez a dit avoir parlé avec le président du PPE, l’Allemand Manfred Weber, soulignant que le S&D n'avait jamais souhaité rompre l'alliance politique. « Le PPE peut faire partie de cette majorité. Il peut revenir, nous verrons s’il est ouvert à la discussion », a commenté l’eurodéputée.

Lire la lettre du S&D (en anglais) : https://aeur.eu/f/8fo  (Anne Damiani)

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