Dans un « Avis » sur la Roumanie publié mardi 5 septembre, le comité consultatif du Conseil de l’Europe pour la protection des minorités nationales salue un « cadre juridique et politique solide » protégeant les 20 minorités reconnues, mais soulève un certain nombre de questions concernant la future mise en œuvre du droit d’utiliser les langues minoritaires dans l’administration et devant les tribunaux, la discrimination à l’égard des Roms et la nécessité d’enquêter sur les comportements répréhensibles exercés par la police à l’encontre des minorités.
Le Comité souligne le fait que la pandémie de Covid-19 a entraîné un recul important dans plusieurs domaines, dont l’éducation des enfants roms, qui ont été touchés de manière disproportionnée par la fermeture des écoles.
Les comportements répréhensibles de la police à l’égard des Roms ont également été exacerbés par la crise sanitaire.
L’antitsiganisme, mais aussi l’antisémitisme, persistent dans la société roumaine, soulignent les experts, qui relèvent aussi « des débats houleux concernant des interprétations divergentes de l’histoire et l’utilisation de symboles tels que les drapeaux et les hymnes » entre représentants politiques roumains et hongrois.
Le Comité des ministres du Conseil de l’Europe assurera le suivi de cet « Avis ».
Lien vers l'« Avis » : https://aeur.eu/f/8fe (Véronique Leblanc)