Le processus qui mènera à la décision de remplacer - ou non - les maires albanais dans les communes à majorité serbe du nord du Kosovo, où ils ont été élus le 23 avril dernier après des scrutins boycottés par la communauté serbe (EUROPE 13168/7), devrait s’achever le 1er septembre.
Le processus engagé par Pristina prévoit que les citoyens auront la possibilité de récolter des signatures demandant la révocation des maires actuellement en fonction. Dans l’éventualité où le seuil de 50% et une voix serait atteint, la demande serait alors transmise au ministère des Collectivités locales, avant publication au Journal officiel. De nouvelles élections pourraient alors être organisées.
« En ce qui concerne les élections dans le nord, il s'agit d'un processus qui sera déterminé dans les prochains jours », a commenté le ministre des Collectivités locales, Elbert Krasniqi.
La tenue de nouvelles élections avait été demandée par un certain nombre d’États membres ainsi que par la Commission européenne le 25 juillet dernier. Plusieurs mesures avaient été prises à l’encontre de Pristina, telles que la suspension de la participation du Kosovo aux réunions de haut niveau, la suspension des visites bilatérales ou encore celle, temporaire, des organes créés dans le cadre de l'accord de stabilisation et d’association (EUROPE 13209/5).
La tenue de nouvelles élections avait été érigée en priorité par les Vingt-sept pour parvenir à une désescalade (EUROPE 13213/4) dans la région, où des violences avaient éclaté le 26 mai, lors de la prise de fonction de maires albanais dans quatre communes du nord du Kosovo à majorité serbe. Les violences s’étaient poursuivies pendant plusieurs semaines (EUROPE 13190/20). (Thomas Mangin)