La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, tout comme le Haut Représentant de l’UE pour les Affaires étrangères, Josep Borrell, ont condamné, le 18 août, l'agression dont ont été victimes plus tôt dans la journée les soldats de la force des Nations Unies chargée du maintien de la paix à Chypre (UNFICYP) de la part du personnel de la partie chypriote turque alors que les soldats tentaient de bloquer la construction d’une route controversée dans la zone tampon près de Pyla/Pile.
Cette agression a aussi été condamnée, le 21 août, par les membres du Conseil de sécurité de l’ONU (UNSC) alors que le président turc, Recep Tayyip Erdoğan, a critiqué l’attitude des soldats de l’UNFICYP.
« Nous appelons la partie chypriote turque à respecter pleinement le mandat de la mission à l'intérieur de la zone tampon des Nations unies », a appelé M. Borrell dans un communiqué. Les membres de l’UNSC, quant à eux, ont expliqué que « les attaques visant les soldats de la paix (pouvaient) constituer des crimes au regard du droit international ».
Le Haut Représentant de l'UE a rappelé que les mesures unilatérales sur les travaux de construction non autorisés par la partie chypriote turque à l'intérieur de la zone tampon constituaient « une violation du statu quo qui conduit à l'escalade ». Les membres de l'UNSC se sont dits « gravement préoccupés » par le lancement de ces travaux.
« L'UE appelle au calme et à la stabilité dans la région ainsi qu'à la reprise des travaux importants visant à trouver une solution mutuellement acceptable dans la région de Pyla/Pile », a ajouté M. Borrell.
Selon lui, pour qu’un règlement global de la question chypriote soit possible, « il demeure essentiel d'éviter les actions unilatérales, y compris celles qui violent le statu quo militaire le long des lignes de cessez-le-feu ou qui empiètent sur la zone tampon ». (Camille-Cerise Gessant)