Le comité spécialisé de la pêche (Specialised Committee on Fisheries) UE/Royaume-Uni a conclu trois accords visant à améliorer la gestion de la pêche entre les parties, ont annoncé le 8 août les services de la Commission européenne.
Ces accords comprennent : - un mécanisme de transfert volontaire des possibilités de pêche entre l'UE et le Royaume-Uni ; - des lignes directrices communes pour la notification des mesures de gestion à l'autre partie ; - des améliorations de la gestion de quatre stocks partagés (limande-sole, plie grise, turbot et barbue).
Selon le commissaire européen aux Océans et à la Pêche, Virginijus Sinkevičius, « ces accords démontrent que l'UE et le Royaume-Uni peuvent collaborer efficacement dans le cadre de l'accord de commerce et de coopération entre l'UE et le Royaume-Uni. Ces accords amélioreront la gestion durable de nos stocks de pêche communs et soutiendront nos deux flottes. Ces accords démontrent le succès de notre travail commun pour normaliser notre nouvelle relation en matière de pêche et établissent une base solide pour la poursuite de la coopération sur les défis communs en matière de gestion ».
La mise en place d'un mécanisme de transfert volontaire en cours d'année des totaux admissibles de captures (TAC) entre l'UE et le Royaume-Uni aidera les flottes des deux parties à adapter la répartition de leurs possibilités de pêche à leurs besoins opérationnels spécifiques. Ce mécanisme permettra plusieurs séries de transferts en cours d'année sur la base de propositions du secteur. Il repose sur les principes du système provisoire d'échange de quotas mis en place depuis 2021, qui s'est avéré efficace. Cet accord suit les principes appliqués pour les échanges de quotas au sein de l'UE.
Les parties ont également réalisé d'importantes avancées dans la gestion des stocks partagés de limande-sole, plie grise, turbot et barbue. L'UE et le Royaume-Uni ont adopté une recommandation établissant un nouveau cadre pour la fixation des TAC pour ces quatre stocks, après que l'avis scientifique du Conseil international pour l'exploration de la mer (CIEM) a indiqué que l'approche de gestion précédente comportait des risques pour la durabilité. Ce cadre comprend de nouveaux TAC pour ces stocks dans la Manche et le Skagerrak.
Grâce au 3e accord, l'UE et le Royaume-Uni doivent désormais notifier à l'autre partie toutes les mesures de gestion qu'ils prennent dans leurs eaux respectives et qui sont susceptibles d'avoir une incidence sur les navires de l'autre partie. Ces lignes directrices clarifient ce processus, notamment en ce qui concerne les délais de notification, le contenu normalisé des notifications et l'engagement en matière de notifications.
Plus de détails sur les accords en question : https://aeur.eu/f/8bk (Lionel Changeur)