Onze ministres des Finances, emmenés par l'Allemand Christian Lindner, ont souligné, jeudi 15 juin, l'importance d'une réforme du cadre européen de gouvernance économique qui permette de réduire effectivement la dette publique qui s'est accumulée ces dernières années dans la zone euro pour affronter la pandémie de Covid-19 et la crise énergétique.
« Ce qu'il faut retenir, c'est que nous ne pouvons pas permettre que les niveaux d'endettement augmentent indéfiniment d'une crise à l'autre. Cela aurait pour effet de surcharger en permanence les finances publiques, ce qui est particulièrement coûteux en période de hausse des taux d'intérêt. C'est de l'argent qui peut être mieux utilisé ailleurs », estiment les ministres. Selon eux, pour préserver leur crédibilité vis-à-vis des marchés, les États membres doivent diminuer leurs niveaux excessifs de déficit et de dette « de façon réaliste, rapide et suffisante ».
Les onze ministres sont d'avis que la réforme du Pacte doit permettre de mettre en place des règles budgétaires « fiables, transparentes, facilement mesurables et contraignantes ». Cela passe, selon eux, par des « critères quantitatifs » s'appliquant à tous les pays de l'UE et fixant des exigences minimales claires favorables à la consolidation budgétaire et à la croissance.
« Après tout, la politique budgétaire n'est autre qu'une quantification des priorités politiques », font-ils valoir.
Et de préconiser un « rôle essentiel » de la Commisssion européenne pour faire respecter les futures règles budgétaires européennes.
Voir la lettre des ministres allemand, tchèque, autrichien, bulgare, danois, croate, slovène, lituanien, letton, estonien et luxembourgeois : https://aeur.eu/f/7IO (Mathieu Bion)