Le Comité économique et social européen (CESE), réuni pour sa session plénière à Bruxelles jeudi 15 juin, a adopté deux avis concernant la jeunesse. Le premier plaide pour une plus grande participation des jeunes aux processus de décision politique, alors que le second se penche sur leurs conditions d’emploi.
Un renforcement de la participation politique
Demandé par la future Présidence espagnole du Conseil de l’UE, l’avis porté par Nicoletta Merlo (italienne) se penche sur la politique européenne en matière de jeunesse et sur la manière de favoriser la participation active des jeunes.
Il recommande ainsi de promouvoir les Dialogues pour la jeunesse (« EU Youth Dialogue », EUYD) (EUROPE 13182/5), en y associant systématiquement et de manière significative les organismes représentant la jeunesse ainsi qu’en encourageant la participation de toutes les catégories de jeunes.
Le texte plaide également pour la mise en place de « tests pour la jeunesse » sur toutes les politiques nationales et européennes pour mieux identifier leur impact sur cette catégorie de citoyens.
Plus largement, l’avis appelle à favoriser l’accès à l’emploi, à l’éducation, aux soins - y compris liés à la santé mentale - et aux logements abordables.
Voir l’avis : https://aeur.eu/f/7hu
Un marché de l’emploi juste
Le second avis adopté et élaboré par Michael McLoughlin (irlandais) concerne, quant à lui, l’égalité de traitement dans le travail. Le texte insiste surtout sur l’importance de faire en sorte que les premières expériences des jeunes sur le marché de l’emploi soient positives.
Tout comme le Parlement européen (EUROPE 13201/9), le CESE appelle ainsi à mieux encadrer les stages non rémunérés et à veiller à ce que les conditions de travail soient adéquates. Il invite également la Commission européenne à se pencher sur la question d’un salaire minimum pour les jeunes.
Voir le second avis : https://aeur.eu/f/7hv (Hélène Seynaeve)