Chargée par le Comité des ministres des Affaires étrangères du Conseil de l’Europe de faire un point semestriel sur la situation en Géorgie, la Secrétaire générale, Marija Pejčinović Burić, a publié, mercredi 19 avril, son rapport consacré à la période novembre 2022-mars 2023.
La rédaction de ces rapports (27 à ce jour) a été instaurée en 2010 à la suite du conflit armé d’août 2008 entre la Fédération de Russie et la Géorgie.
Ils sont destinés à proposer des actions adaptées à la situation et font le point sur la situation des droits humains dans les zones touchées par le conflit en Abkhazie et Ossétie du Sud restées sous contrôle géorgien.
En matière de droits fondamentaux, la Secrétaire générale affiche de « graves préoccupations ».
« Il n’y a guère de progrès », « diverses restrictions à la liberté de circulation et à l’accès aux soins restent très préoccupantes, notamment du point de vue de leur impact sur les groupes vulnérables ».
La Russie « continue de compromettre un règlement pacifique du conflit et la sécurité et la stabilité dans l’ensemble de la région », dénonce Mme Pejčinović Burić, qui « salue » par ailleurs « les initiatives et les efforts continus de la Géorgie visant à promouvoir le dialogue et la réconciliation ainsi que l’accès gratuit aux soins et à l’éducation et les autres prestations sociales que les autorités géorgiennes assurent à tous les habitants des régions géorgiennes d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud ».
« Les efforts déployés pour répondre aux besoins des déplacés internes » sont également mentionnés, de même que le maintien - par-delà la ligne de démarcation administrative - de la collaboration entre spécialistes des archives et psychologues spécialisés dans les traumatismes de guerre et la prévention de la violence fondée sur le genre.
Lien vers le rapport : https://aeur.eu/f/6ew (Véronique Leblanc)