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Bulletin Quotidien Europe N° 13146
POLITIQUES SECTORIELLES / Migration

Le nouveau directeur de Frontex attendu sur l'amélioration de la gestion des frontières extérieures en Grèce et sur la prévention des naufrages de migrants en mer

Le nouveau directeur de l’agence Frontex, Hans Leitjens, a promis aux membres du groupe d’enquête de la commission des Libertés civiles du PE sur Frontex, mardi 21 mars, de rétablir la confiance envers l’agence et de faire toute la transparence sur les incidents rapportés aux frontières extérieures de l’Union.

Interrogé pour la première fois dans le cadre de ses nouvelles fonctions entamées le 1er mars, le Néerlandais a aussi estimé que les choses avancent « dans la bonne direction » en Grèce, où un plan d’action a été lancé pour répondre notamment aux problèmes soulevés en 2022 par le responsable des droits fondamentaux de Frontex.

« Le travail n’est pas fini », a dit le nouveau patron de Frontex, se disant « confiant, mais pas encore convaincu » sur ce sujet.

Le Néerlandais a aussi été interrogé sur l’attitude de Frontex dans les situations de navires en détresse ainsi que sur les moyens matériels dont dispose l’Agence pour effectuer son travail, Frontex fonctionnant en grande partie avec des prêts d’équipements comme des navires et ne pouvant pas forcément faire la maintenance de ces grands équipements.

Sur les opérations de sauvetage et secours en mer, il a notamment été interrogé sur la façon dont Frontex identifie un bateau en détresse et le signale à tous les acteurs compétents.

M. Leitjens s’est dit prêt à renforcer la définition du danger permettant à Frontex de déclencher l’alarme, l’agence devant identifier « un réel danger ». Cette évaluation du risque repose aussi sur le jugement professionnel des agents de Frontex et « je leur fais confiance » sur le fait de sauver des vies, quand la situation l’impose.

Quand une situation de détresse est identifiée, l’Agence peut donner « un mayday », mais ce n’est pas à Frontex de déterminer s'il faut activer une opération de secours en mer, a-t-il ajouté.

Sur le naufrage de Crotone, fin février au large de la Calabre, un drame affreux, l’Agence a ainsi partagé tout ce « qu’elle a vu », et ce petit bateau n’était pas forcément considéré comme en situation de détresse, a dit M. Leitjens.

Toutes les observations préliminaires ont été transférées et partagées, et après, « cela a été aux autorités italiennes de décider », a ajouté le directeur.

Début mars, le gouvernement italien avait reproché à Frontex de ne pas avoir fourni aux autorités italiennes d'avertissement ou d'alerte de détresse concernant les dizaines de migrants dont le bateau avait finalement fait naufrage au large des côtes de Calabre. (Solenn Paulic)

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