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Bulletin Quotidien Europe N° 13146
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ACTION EXTÉRIEURE / Proche orient

L’UE dénonce la décision de la Knesset de modifier la loi sur le désengagement

Le porte-parole du Service européen pour l'action extérieure a dénoncé, mardi 21 mars, la décision prise plus tôt dans la journée par la Knesset d'abroger certains articles de la loi de 2005 sur le désengagement concernant le nord de la Cisjordanie.

Le Parlement israélien a voté l'annulation d'une disposition législative interdisant aux Israéliens de se rendre dans une zone du nord de la Cisjordanie, dont les habitants juifs avaient été évacués en 2005, en adoptant un amendement les autorisant à revenir dans la partie évacuée. 

« Cela va à l'encontre des efforts de désescalade et entrave la possibilité de mettre en œuvre des mesures de confiance et de créer un horizon politique propice au dialogue », a dénoncé le porte-parole dans un communiqué, estimant que cette décision constituait un « net recul » vers une solution à deux États.

Il a rappelé qu'Israël avait réaffirmé son engagement dans les efforts de réduction des tensions tout récemment, avec les communiqués conjoints d'Aqaba (26 février) et de Charm el-Cheikh (19 mars). Le 20 mars, le Haut Représentant de l'UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell, avait salué, les résultats de la réunion de Charm el-Cheikh, en Égypte.

« Cette réunion a permis de s'entendre sur les moyens de poursuivre l’apaisement des tensions sur le terrain et d'œuvrer en faveur d'un règlement pacifique entre Israéliens et Palestiniens, tout en reconnaissant la nécessité de créer un horizon politique », a souligné M. Borrell dans une déclaration. Il a notamment mis en avant les engagements pris concernant l'arrêt des mesures unilatérales, le respect des accords existants, la mise en place d'un mécanisme visant à réduire la violence et l'incitation à la violence et les efforts visant à améliorer l'économie palestinienne et l'engagement de respecter le statu quo des lieux saints.

M. Borrell a annoncé que l’UE était prête à contribuer aux efforts de mise en œuvre de bonne foi du communiqué agréé par les parties. Il a également salué l'engagement pris de reprendre les pourparlers en avril.

Voir le communiqué de Charm el-Cheikh : https://aeur.eu/f/5x2

Plus tôt dans la journée, le Haut Représentant avait dénoncé les propos du ministre israélien, Bezalel Smotrich, la veille, niant l’existence de la nation et de l’histoire palestiniennes. Il a qualifié ce commentaire d’« inacceptable », ne pouvant être toléré, appelant le gouvernement israélien à désavouer ce commentaire. « C'est mal, c'est irrespectueux, c'est dangereux, c'est contre-productif de dire ce genre de choses dans une situation qui est déjà très tendue », a ajouté M. Borrell. « Pouvez-vous imaginer qu'un dirigeant palestinien ait dit 'l'État d'Israël n'existe pas' ? Quelle aurait été la réaction ? », a-t-il insisté. (Camille-Cerise Gessant)

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